Et alors ?
On sait maintenant qu'à cause de cette liberté d'expression dont il a usé - et ce n'est pas la première fois que dans ce quotidien il voit et vise juste - il est gravement menacé, qu'il doit être protégé et que le journal ayant osé accomplir sa mission d'informer et de faire réfléchir s'est vu interdire dans deux pays au moins. Redeker en est réduit à évoquer "sa situation personnelle catastrophique" et les craintes légitimes qu'il nourrit sur son sort et, je le suppose, sur celui de ses proches. Quelle naïveté de sa part de n'avoir pas perçu que dire le vrai, en ces temps de folie religieuse, allait inéluctablement lui créer de dramatiques désagréments ! Il a assumé le risque et il a bien fait. On a besoin d'êtres et d'intelligences de cette trempe, qui ne plient pas.
Dans quel monde vit-on pour qu'en aval, devant l'inadmissible, il y ait certes des réactions mais modérées, tièdes, ménageant la chèvre et le chou ? Le ministre de l'Education nationale fait part de sa solidarité mais rappelle l'obligation de réserve des enseignants comme s'il n'était pas indécent de mettre sur le même plan ces menaces et la prétendue absence de retenue de Robert Redeker. Hier, à LCI, un commentaire sur cette affaire n'a pas été loin d'en faire porter la responsabilité sur l'auteur de l'article.
Il n'y a que le Figaro, ce matin, qui dans un rappel solennel signé conjointement par Nicolas Beytout et Francis Morel met en exergue l'atteinte dévastatrice causée et à un principe et à la liberté humaine. Et c'est heureux. Mais est-ce suffisant ?
Va-t-on longtemps encore, devant une stratégie mise en oeuvre par quelques fanatiques de l'islam, courber le dos, presque se repentir des offenses qu'on nous cause et, en définitive, perdre la partie dans ce combat du droit contre l'étouffement, de la parole et de l'écrit souverains contre la haine et l'obscurantisme ? Un processus est déjà enclenché qui risque de ruiner mortellement ce à quoi nous tenons. L'insupportable, à force d'être répété sans être véritablement défait ni même sérieusement contesté, acquiert une sorte de légitimité perverse qui met les démocrates en position de retraite. On peut qualifier celle-ci noblement, avec toute la pompe d'un humanisme abstrait, il n'en demeure pas moins que nous sommes dominés et vaincus à tout coup. Parce que la violence, loin de susciter notre résistance , est dorénavant accueillie comme une sorte d'évidence fatale. Ils sont devenus les plus forts parce que notre faiblesse n'était pas la tactique d'un instant mais l'épuisement d'une société amollie et lassée.
Quelle que soit leur tonalité politique et intellectuelle, si on ne soutient pas les courages et les singularités, ceux qui portent haut le devoir de ne pas se taire, on sera coupable de non-assistance à démocratie en danger. Ce n'est pas parce que les autres religions nous ont habitué à leur tolérance face aux agressions que nous devons faire preuve de résignation devant l'intolérance aux multiples effets, manifestée par une minorité excitée de l'islam.
Il y a tant de comités de soutien ridicules qui se créent qu'on en voudrait un immense et pluraliste en faveur de Robert Redeker et de ce qu'il a porté en notre nom.
Un intrépide, vite, pour que je signe.
Il est bon que des hommes de votre trempe et de votre célébrité s'affirment, lorsque les principes et les basiques de notre démocratie sont mis en péril.
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme ».
Doit-on mettre cette idée à la trappe au nom du relativisme religieux et du respect de l'autre qui nous imposeraient d'accepter de la part d'une religion installée en France depuis moins d'un siècle ce que la souveraineté populaire a décidé de refuser à celles présentes depuis deux millénaires ou depuis plusieurs siècles ?
Nos libertés sont en péril. Le monde musulman met nos valeurs en péril. Il serait temps que le monde musulman fasse son ménage interne, que ses intégristes ne puissent plus prétendre parler au nom de tous. Faute de quoi, on devra rejetter ce monde entier, s'il se refuse à mettre en minorité ses furieux, dangereux pour nous. La balle est dans le camp des musulmans, de tous les musulmans.
Rédigé par: Marcel Patoulatchi | 29 septembre 2006 at 14:18
Et j'aurai l'honneur d'aposer ma signature aux côtés de la vôtre.
Rédigé par: Eolas | 29 septembre 2006 at 16:19
"Vous avez voulu éviter la guerre en vous déshonorant, vous aurez le déshonneur et la guerre"... Soixante-huit ans plus tard, cette phrase reste toujours d'actualité... mais combien de Thomas More pour d'innombrables Cromwell aux petits pieds ?... Il me plaît, après tout, que ce soit ce jour un magistrat, du Parquet au surplus, qui brûle la politesse à d'autres blogueurs de la sphère judiciaire sur ce thème de la Liberté... une fois de plus vous restez debout... merci !
Rédigé par: sbriglia | 29 septembre 2006 at 16:23
Bonjour,
Oui, il faut lutter pour conserver cette liberté d'expression que l'on cherche à nous enlever sous couvert de respect, de retenue et autre.
Il faut profiter de l'occasion pour la revendiquer car ce qui est attaqué par certains, ce n'est pas la teneur des propos mais leur existence même, l'existence d'une critique apportée par rapport à une religion.
Que l'on se rappelle les caricatures du début du XXème siècle où l'on voyait un curé déféquer sur une mappemonde ; l'auteur de ce dessin voulant signifier l'action de l'église sur le monde.
Je crois que l'analyse faite par ce professeur de philosophie importe peu en elle-même, ce qui compte c'est qu'il soit possible de l'exprimer et d'en débattre.
Rédigé par: Cordaro Clément | 29 septembre 2006 at 17:37
Parfois, ici, c’est seulement Véronique, d'autres fois, c'est mon nom. Mais sur l’adresse e-mail quand on clique, c’est mon nom en entier. Évidemment, ce soir, parce que la valeur de la liberté d’expression, c’est aussi dire qui on est, ce qu’on pense et assumer ce qu’on écrit, j’exprime ainsi ma solidarité avec cet enseignant tristement si peu soutenu. C’est donc mon prénom et mon nom qui signent ces quelques lignes. Je vous accompagne, naturellement.
Rédigé par: Véronique Raffeneau | 29 septembre 2006 at 18:47
Que je suis heureux de lire que les menaces de mort sont infiniment plus condamnables que des propos insultants!! (pour autant qu'ils le soient, je n'ai pas lu l'article en question).
Cela me rappelle une caricature que j'avais vue l'année dernière, qui traitait de la réaction du monde musulman aux caricatures (désolé pour la répétition) du journal danois. On y voyait en arrière-plan des ambassades en train de brûler, ainsi que des drapeaux occidentaux, également en pleine combustion. Au premier plan, un islamiste (manifestement extrémiste) rouge de colère, hurlait: "Ces caricatures sont inacceptables!".
Et si le pire ennemi de l'islam était l'islamisme?
Rédigé par: nicolas | 29 septembre 2006 at 19:12
Je ne sais pas si j'ose, mais il y a une pétition à signer à propos de ce professeur sur www.resiliencetv.fr
Elle a beaucoup de succès.
Rédigé par: Metzger isa | 29 septembre 2006 at 20:15
Cinquième!
Si l'auteur pouvait évoquer aussi Mozart déprogrammé à Berlin pour pétoche du même tonneau.
Merci à Sbriglia pour son rappel :
"Vous avez voulu éviter la guerre en vous déshonorant, vous aurez le déshonneur et la guerre".
Rédigé par: Fleuryval | 29 septembre 2006 at 20:37
Bien entendu, vous connaissez le texte suivant (en CC) ? IL date de plus de deux siècles et il est, malheureusement, plus que jamais d'actualité.
Sinon, conservez-le bien, pour le cas où il serait prochainement censuré.
Sympathie,
Lumiel.
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Voltaire
De l'horrible danger de la lecture (1765)
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Nous Joussouf Chéribi, par la grâce de Dieu Mouphti du Saint-Empire ottoman, lumière des lumières, élu entre les élus, à tous les fidèles qui ces présentes verront, sottise et bénédiction.
Comme ainsi soit que Saïd Effendi, ci-devant ambassadeur de la Sublime Porte vers un petit état nommé Frankrom, situé entre l'Espagne et l'Italie, a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l'imprimerie, ayant consulté sur cette nouveauté nos vénérables frères les cadis et imans de la ville impériale de Stamboul, et surtout les fakirs connus pour leur zèle contre l'esprit, il a semblé bon à Mahomet et à nous de condamner, proscrire, anathématiser ladite infernale invention de l'imprimerie, pour les causes ci-dessous énoncées :
1. Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l'ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des états bien policés.
2. Il est à craindre que, parmi les livres apportés d'Occident, il ne s'en trouve quelques-uns sur l'agriculture et sur les moyens de perfectionner les arts mécaniques, lesquels ouvrages pourraient à la longue, ce qu'à Dieu ne plaise, réveiller le génie de nos cultivateurs et de nos manufacturiers, exciter leur industrie, augmenter leurs richesses, et leur inspirer un jour quelque élévation d'âme, quelque amour du bien public, sentiments absolument opposés à la sainte doctrine.
3. Il arriverait à la fin que nous aurions des livres d'histoire dégagés du merveilleux qui entretient la nation dans une heureuse stupidité. On aurait dans ces livres l'imprudence de rendre justice aux bonnes et aux mauvaises actions, et de recommander l'équité et l'amour de la patrie, ce qui est visiblement contraire aux droits de notre place.
4. Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux, mais punissable, d'éclairer les hommes et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir de connaissance.
5. Ils pourraient, en augmentant le respect qu'ils ont pour Dieu, et en imprimant scandaleusement qu'il remplit tout de sa présence, diminuer le nombre des pèlerins de la Mecque, au grand détriment du salut des âmes.
6. Il arriverait sans doute qu'à force de lire les auteurs occidentaux qui ont traité des maladies contagieuses, et de la manière de les prévenir, nous serions assez malheureux pour nous garantir de la peste, ce qui serait un attentat énorme contre les ordres de la Providence.
À ces causes et autres, pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s'instruire, nous défendons aux pères et aux mères d'enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé‚ quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l'ancien usage de la Sublime Porte.
Donné dans notre Palais de la Stupidité, le 7 de la lune de Muharem, l'an 1143 de l'Hégire.
Rédigé par: lumiel | 30 septembre 2006 at 11:18
La liberté d'expression, ce sont deux mots magnifiques mais qui, tel un arbre, peuvent cacher une forêt obscure... Et le texte de Monsieur Redeker manque de lumières... Comment peut-il affirmer tant d'inexactitudes sur l'islam en les mêlant à d'exacts comportements islamistes ? Comment peut-il évoquer l'écriture du Coran sans tenir compte de son contexte historique ? Comment peut-il affirmer que l'islam est une religion qui, dans son texte sacré, exalte violence et haine ? Conclusion sans équivoque : tout musulman ayant reçu une réelle éducation religieuse est donc porteur de violence et de haine.
Le texte de Monsieur Redeker est aussi violent que ce qu'il dénonce... Je ne signerai pas la pétition réclamée par tant de signatures du blog. J'en signerai volontier une sur le devoir d'être éclairé sans tous ces raccourcis indigne d'un professeur de philosophie !
Rédigé par: Bulle | 30 septembre 2006 at 14:21
Monsieur l'avocat Général, encore une fois bravo et merci de rappeler ce qui devrait constituer pourtant des évidences, néanmoins quelque peu oubliées ces derniers jours.
Pour ma part, épris de logique, je constate que presque personne n'a relevé le paradoxe suivant, en simplifiant les termes de ce qui est devenu l'affaire Redeker : " vous me traitez d'intolérant violent, et bien pour vous empêcher de tenir de tels propos à mon égard, j'userai de tous les moyens de coercition à ma portée, y compris vous menacer de mort, en appuyant mes menaces d'éléments prouvant que je peux les mettre à exécution ". Ceux qui raisonnent et agissent ainsi ne se rendent-ils pas compte que leur réaction-même démontre la véracité des propos dont ils proclament la fausseté ?
Il est de moins en moins contestable qu'une certaine pratique de l'Islam est incompatible avec les exigences de laïcité de notre société.
Que les musulmans, pacifiques pour la plupart, réalisent enfin leur révolution exégétique, qui ne se passera d'ailleurs pas sans soubresauts, et renoncent clairement, une bonne fois pour toutes, à cette pratique de soumission de la vie publique à la religion !
Qu'ils se désolidarisent toujours plus de ceux d'entre eux, minorité spectaculaire dont ils doivent prouver qu'elle n'est pas représentative !
Sinon, si l'Islam ne procède pas à cette révolution exégétique, il conduira les musulmans qui s'y refuseraient à une véritable schizophrénie.
Remarquez qu'elle a déjà commencé chez les islamistes, qui prônent la guerre sainte et qui contestent qu'on les traite de guerriers : si j'étais un ferme partisan de la violence comme témoignange d'une cause quelconque, je ne m'offusquerais pas qu'on me décrive comme tel, sauf naturellement si j'en avais plus ou moins honte.
De l'autre côté : que nos sociétés, enfin, ne laissent plus bafouer impunément leurs principes fondateurs sans réagir efficacement.
Si le Professeur Redeker a tenu des propos dans le but d'outrager l'ensemble des musulmans, qu'on le poursuive pour incitation à la haine religieuse.
Mais à ce que je sache, la loi qui prévoit ce délit ne le réprime pas de la peine de mort.
Par parenthèse, à en juger par les propos tenus par ce professeur chez JP Elkabbach hier matin, je ne pense pas que le Professeur Redeker ait effectivement commis l'infraction qu'on pourrait lui reprocher.
Rédigé par: Neville | 30 septembre 2006 at 16:11
Les politiques se taisent, tous à leurs petites affaires.
La recherche permanente du compromis au nom de la tolérance frise la compromission.
Tout ceci est dangereux et fait craindre des pogroms un de ces jours, si les musulmans de " bonne foi" aux deux sens du terme ne font pas eux-mêmes le ménage.
Je vous suis dans une pétition à venir.
Rédigé par: mike | 30 septembre 2006 at 17:49
Bon, ce comité de soutien à Redeker avec une manifestion nationale à Paris ? On le fait quand et qui en prend la tête ? Vous êtes partant M.Bilger?
Rédigé par: Hermione | 01 octobre 2006 at 00:10
mike: "Les politiques se taisent, tous à leurs petites affaires."
Et c'est bien là où le bât blesse. Votre France, je dis "votre" car, Diable merci, cela fait quarante ans que je n'y vis plus, votre France est devenue un cadavre pourrissant où les politiques sont les asticots réunis pour leur dernier festin.
Et merci à Lumiel pour la citation de Voltaire. J'ai honte d'avoir été Français... jusqu'à ce que je relise Voltaire, Montaigne, Rabelais, et tant d'autres. Hélas, les asticots les ont bouffés.
Rédigé par: Jacques Guy | 01 octobre 2006 at 00:35
Bulle, beaucoup , et moi en premier, sont heurtés par le propos de M. Redeker. Parce que nous pensons que dans notre pays, qui a fait dans la douleur le choix de la Laïcité, peuvent coexister avec intelligence, harmonie et douceur toutes les préférences religieuses. Ce qui n’est pas imaginable et définitivement condamnable, ce sont les invectives terrorisantes et criminelles à l’encontre de ce professeur qui, en France, a le droit à l’expression. Et que, comme l’a souligné Neville, si ses propos sont porteurs de haine religieuse, la loi peut le poursuivre. Et figurez-vous, il y a également d’innombrables espaces de liberté où qui veut, peut discuter, mettre à distance et condamner LIBREMENT la teneur de ses propos. C’est à cela que nous tenons sans aucune concession possible et qu’il nous faut expressément défendre.
Rédigé par: Véronique Raffeneau pour Bulle | 01 octobre 2006 at 06:13
Nous sommes, depuis un certain temps, sur une pente savonneuse en ce qui concerne le droit à la critique de l'Islam: "Versets sataniques", caricatures danoises, discours du pape, menaces de mort sur Robert Redeker...
Certains s'illusionnent sur une possible "révolution exégétique" pour règler le problème islamique. Or, si cette solution a pu contribuer à adoucir certaines ardeurs catholiques (via un retour aux sources), il ne peut en être de même pour l'Islam.
Comme l'a laissé entendre Robert Redeker, l'Islam est intrinsèquement violent: le Coran n'est pas de même nature que le Nouveau Testament. On peut bien sûr essayer de contraindre le texte à dire ce qu'il ne dit pas (par exemple, en transformant tous les passages violents en simples métaphores spirituelles), mais ce n'est guère crédible à terme, et malhonnête intellectuellement. D'une certaine façon, la "révolution exégétique" a déjà eu lieu, mais ce sont les islamistes qui l'on faite.
Le problème est insoluble
Rédigé par: miaou | 01 octobre 2006 at 09:23
Merci M. Bilger pour vos paroles.
Il est en effet des causes qui exigent notre investissement séance tenante. Nous avons d’ores et déjà dépassé le stade des menaces puisque les intentions suivies d'actes se multiplient dans leur sauvagerie la plus éloquente. Ce sont les ressorts, les fondements de notre démocratie qui sont en effet rognés et bafoués depuis trop longtemps pour que les dommages ne nous reviennent pas en boomerang. Il est grand temps de réagir solidairement et de marquer notre refus de la soumission à l’obscurantisme, fût-il islamo-musulman !
Rédigé par: Jenny Dutartre | 01 octobre 2006 at 11:55
"La religiosité n'est pas la foi, les conventions ne sont pas la morale, assaillir les premières n'est pas critiquer les secondes". Voici ce que disait Emily Brontë il y a déjà... Or, ce que nous servent aujourd'hui les barbus revient exactement à exalter religiosité et convention dans un déluge de haine et de violence.
Aussi longtemps que ne s'exprimeront pas avec plus de véhémence ceux des musulmans et intellectuels qui condamnent sans ambiguïté ce dogme à visée guerrière, je me sentirai en danger.
@ Monsieur Bilger, je vous verrais bien dans la peau de l'intrépide. Et je signe et défile dès que...
P.S. Pour une vision sans équivoque du rapport Islam/laïcité ou Islam/France, voir le blog de Soheib Bencheick, remarquable de courage et d'honnêteté
Rédigé par: Dominique Christau | 01 octobre 2006 at 13:34
La liberté de la presse
En matière de presse, il n'y a donc réellement pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu'assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu'elle fait naître. Vouloir obtenir les uns en échappant aux autres, c'est se livrer à l'une de ces illusions dont se bercent d'ordinaire les nations malades, alors que, fatiguées des luttes et épuisées d'efforts, elles cherchent les moyens de faire coexister à la fois, sur le même sol, des opinions ennemies et des principes contraires.
TOCQUEVILLE - De la démocratie en Amérique (1833)
De la liberté de la presse
Rédigé par: Hal Eurode | 01 octobre 2006 at 13:43
Combat de la lumière contre les ténèbres. La catastrophe planétaire qu'est la révélation abrahamique avec ses pseudopodes israélites, chrétiens et musulmans a plongé l'humanité dans un océan de bêtises et de violences. Le très modéré Dalil Boubakeur n'a pas eu honte de dire qu'il condamnait à égale distance les violences physiques et verbales, renvoyant dos à dos Redeker et ceux qui veulent lui faire la peau. Oui, le Coran, comme l'Ancien Testament, est un long continuum d'appels à la vengeance, de menaces divines, de colères et d'anathèmes au nom d'un dieu fort irascible qui nous veut prosternés et rampants. L'Evangile est exempt formellement de cela uniquement parce qu'il se pose en héritier de l'Ancien Testament dont il n'éprouve pas le besoin de rappeler les menaces. Son histoire montre combien cette violence est inhérente à cette révélation, sitôt que les religieux sont en position de force.
Lorsque Salman Rushdie fut condamné par les ayatollahs, il s'en est trouvé en France pour minimiser la qualité des "Versets sataniques", comme pour atténuer le crime de blasphème. Lâcheté.
Et Louis Chagnon, professeur d'histoire qui avait présenté Mahomet comme un voleur et un assassin, ne fut-il pas sanctionné par l'éducation nationale ? Le Coran raconte pourtant les rapines et les meurtres des premiers compagnons de Mahomet !
Lâcheté.
Le 23 octobre 1988, un groupe fondamentaliste catholique a lancé des cocktails Molotov dans la salle de cinéma Saint Michel à Paris pour protester contre la projection du film "la dernière tentation du Christ". Cet attentat a fait treize blessés dont quatre sévères. Un autre attentat du même groupe a causé le décès d'un spectateur. Votre collègue, Philippe, a requis et obtenu le sursis contre ces terroristes.
Lâcheté.
Deux députés UMP (Raoult et Roubault) ont déposé une proposition de loi pour sanctionner le blasphème, proposition aussitôt soutenue par des groupes musulmans du 93, terre d'élection d'Eric Raoult.
Lâcheté.
Devant l'Infâme, notre société baisse scrupuleusement son pantalon, dans la crainte des colères des inquisiteurs. Religions de paix et d'amour ? Foutaises.
Non, le monde musulman ne met pas nos libertés en péril : la liberté des musulmans est la première qui soit sacrifiée sur l'autel de la religion, les victimes de l'intégrisme musulman sont les musulmans eux-mêmes. Un récent sondage nous montre que les musulmans de France, à une écrasante majorité, sont de braves gens dont la vie religieuse est aussi mollassonne que les autres habitants de ce pays, se réduisant, comme pour beaucoup de chrétiens ou de juifs, à des pratiques familiales et culturelles. Ne tombons pas dans les amalgames faciles. L'Islam n'est ni plus ni moins violent que le judaïsme ou le christianisme : il est de même nature.
Défendons partout et pour tous la liberté absolue de conscience.
Je respecte les croyants mais ne respecte pas leur croyance.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 01 octobre 2006 at 14:51
Veronique, les propos de monsieur Redeker vous « heurtent » parce que vous « [pensez] que dans notre pays [...] peuvent coexister avec intelligence, harmonie et douceur toutes les préférences religieuses ».
L'islamisme est une préférence religieuse.
Dans une certaine mesure, le nazisme et le bolchévisme proposent des idéologies qu'on peut voir comme des préférences religieuses (si on excepte le fait que la dimension théologique y devient secondaire ou inexistante).
Peut-on coexister avec des préférences qui prônent l'extermination de l'autre, peut-on coexister avec celui qui n'a pour seul dessein que notre destruction ?
Il est louable que vous défendiez la liberté d'expression. Mais peut-on défendre ceux qu'un phénomène attaque tout en affirmant une coexistence possible avec ce phénomène ?
En 2006, on a du mal à comprendre le sens de la laïcité de combat, du ministère Combes, de la loi Ferry de 1882, de la loi Goblet de 1886 et d'une manière générale de l'esprit « bouffeurs de curés » du début du siècle. On moque les « hussards noirs », curés de la République, en soulignant qu'ils étaient aussi moralistes, voire plus, que les curés et pasteurs. On oublie que nos intégristes, nos ultra-montains, nos furieux, ne se sont pas calmés par l'harmonie et la douceur.
Ils avaient raison, ces furieux, d'ailleurs, lorsqu'ils annonçaient que s'opérait la « déchristianisation » de la société. A nous de voir si maintenant nous acceptons son islamisation par souci humanitaire.
A nous de voir si décidément il est devenu trop ringard pour nous d'imaginer « honorer la patrie par l'amour du travail, par l'honnêteté, par le respect du droit des autres » (Lavisse Ernest, Manuel d'Histoire, 1876) et de croire que demain la France sera autre chose qu'un patchwork de communautés dépourvu de valeurs communes, sans conviction d'un avenir commun.
Rédigé par: Marcel Patoulatchi | 01 octobre 2006 at 16:07
Bien sûr qu'il faut pouvoir tout dire : la vérité naît du débat. Telle est bien la tradition en Occident.
Ceci dit, je déplore quand même que la liberté d'expression soit toujours invoquée, dans le débat contemporain sur l'islam, pour justifier la publication de saloperies telles que l'article de M. Redeker, ou les caricatures parues il y a quelques mois au Danemark.
La liberté d'expression devrait quand même s'accompagner d'une exigence de qualité.
Rédigé par: Julien | 01 octobre 2006 at 16:37
A Jacques Guy :
A moins d'être devenu citoyen de Monaco ou du Liechtenstein, je ne vois pas de pays sur cette terre dont vous ne pourriez pas éprouver de honte d'être le citoyen.
La France est loin d'être pourrie, elle est le théâtre de débats, parfois cruels, des débats qui la place pleinement dans le mouvement des nations, au coeur du maelström humain.
La République n'a peut-être pas la taille mannequin, elle a parfois des boutons d'acné et des crises d'urticaires, mais je l'aime pour ce qu'elle est, et passionnément encore.
Si vous avez honte d'avoir été Français, c'est sans doute que vous n'avez jamais su ce que c'était de l'être et, pour ma part, je me console aisément de ne plus partager cette communauté de destin avec une personne qui use de la "liberté chérie" de la République pour vomir le biberon qui a nourri ses premières années.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 01 octobre 2006 at 18:39
Un autre texte, la préface du Traité théologico-politique de Spinoza, paru en 1670 (extraits)
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Si les hommes étaient capables de gouverner toute la conduite de leur vie par un dessein réglé, si la fortune leur était toujours favorable, leur âme serait libre de toute superstition. Mais comme ils sont souvent placés dans un si fâcheux état qu’ils ne peuvent prendre aucune résolution raisonnable, comme ils flottent presque toujours misérablement entre l’espérance et la crainte, pour des biens incertains qu’ils ne savent pas désirer avec mesure, leur esprit s’ouvre alors à la plus extrême crédulité ; il chancelle dans l’incertitude ; la moindre impulsion le jette en mille sens divers, et les agitations de l’espérance et de la crainte ajoutent encore à son inconstance. Du reste, observez-le en d’autres rencontres, vous le trouverez confiant dans l’avenir, plein de jactance et d’orgueil.
Ce sont là des faits que personne n’ignore, je suppose, bien que la plupart des hommes, à mon avis, vivent dans l’ignorance d’eux-mêmes ; personne, je le répète, n’a pu voir les hommes sans remarquer que lorsqu’ils sont dans la prospérité, presque tous se targuent, si ignorants qu’ils puissent être, d’une telle sagesse qu’ils tiendraient à injure de recevoir un conseil. Le jour de l’adversité vient-il les surprendre, ils ne savent plus quel parti choisir : on les voit mendier du premier venu un conseil, et si inepte, si absurde, si frivole qu’on l’imagine, ils le suivent aveuglément. Mais bientôt, sur la moindre apparence, ils recommencent à espérer un meilleur avenir ou à craindre les plus grands malheurs. Qu’il leur arrive en effet, tandis qu’ils sont en proie à la crainte, quelque chose qui leur rappelle un bien ou un mal passés, ils en augurent aussitôt que l’avenir leur sera propice ou funeste ; et cent fois trompés par l’événement, ils n’en croient pas moins pour cela aux bons et aux mauvais présages. Sont-ils témoins de quelque phénomène extraordinaire et qui les frappe d’admiration, à leurs yeux c’est un prodige qui annonce le courroux des dieux, de l’Être suprême ; et ne pas fléchir sa colère par des prières et des sacrifices, c’est une impiété pour ces hommes que la superstition conduit et qui ne connaissent pas la religion. Ils veulent que la nature entière soit complice de leur délire, et, féconds en fictions ridicules, ils l’interprètent de mille façons merveilleuses.
On voit par là que les hommes les plus attachés à toute espèce de superstition, ce sont ceux qui désirent sans mesure des biens incertains ; aussitôt qu’un danger les menace, ne pouvant se secourir eux-mêmes, ils implorent le secours divin par des prières et des larmes ; la raison (qui ne peut en effet leur tracer une route sûre vers les vains objets de leurs désirs), ils l’appellent aveugle, la sagesse humaine, chose inutile ; mais les délires de l’imagination, les songes et toutes sortes d’inepties et de puérilités sont à leurs yeux les réponses que Dieu fait à nos vœux. Dieu déteste les sages. Ce n’est point dans nos âmes qu’il a gravé ses décrets, c’est dans les fibres des animaux. Les idiots, les fous, les oiseaux, voilà les êtres qu’il anime de son souffle et qui nous révèlent l’avenir.
Tel est l’excès de délire où la crainte jette les hommes. La véritable cause de la superstition, ce qui la conserve et l’entretient, c’est donc la crainte.
[…]
De l’explication que je viens de donner de la cause de la superstition, il résulte que tous les hommes y sont naturellement sujets (quoi qu’en disent ceux qui n’y voient qu’une marque de l’idée confuse qu’ont tous les hommes de la Divinité). Il en résulte aussi qu’elle doit être extrêmement variable et inconstante, comme tous les caprices de l’âme humaine et tous ses mouvements impétueux, enfin qu’il n’y a que l’espérance, la haine, la colère et la fraude qui la puissent faire subsister, puisqu’elle ne vient pas de la raison, mais des passions et des passions les plus fortes. Ainsi donc, autant il est facile aux hommes de se laisser prendre à toutes sortes de superstitions, autant il leur est difficile de persister dans une seule ; ajoutez que le vulgaire, étant toujours également misérable, ne peut jamais rester en repos ; il court toujours aux choses nouvelles et qui ne l’ont point encore trompé ; et c’est cette inconstance qui a été cause de tant de tumultes et de guerres. Car ainsi que nous l’avons déjà fait voir, et suivant l’excellente remarque de Quinte-Curce (liv. VI, ch. 18) ; " Il n’y a pas de moyen plus efficace que la superstition pour gouverner la multitude. "
[…]
Mais si le grand secret […] c’est de tromper les hommes et de colorer du beau nom de religion la crainte où il faut les tenir asservis, de telle façon qu’ils croient combattre pour leur salut en combattant pour leur esclavage, et que la chose du monde la plus glorieuse soit à leurs yeux de donner leur sang et leur vie pour servir l’orgueil d’un seul homme, comment concevoir rien de semblable dans un État libre, et quelle plus déplorable entreprise que d’y répandre de telles idées, puisque rien n’est plus contraire à la liberté générale que d’entraver par des préjugés ou de quelque façon que ce soit le libre exercice de la raison de chacun ! Quant aux séditions qui s’élèvent sous prétexte de religion, elles ne viennent que d’une cause, c’est qu’on veut régler par des lois les choses de la spéculation, et que dès lors des opinions sont imputées à crime et punies comme des attentats. Mais ce n’est point au salut public qu’on immole des victimes, c’est à la haine, c’est à la cruauté des persécuteurs. Que si le droit de l’État se bornait à réprimer les actes, en laissant l’impunité aux paroles, il serait impossible de donner à ces troubles le prétexte de l’intérêt et du droit de l’État, et les controverses ne se tourneraient plus en séditions.
Or ce rare bonheur m’étant tombé en partage de vivre dans une république où chacun dispose d’une liberté parfaite de penser et d’adorer Dieu à son gré, et où rien n’est plus cher à tous et plus doux que la liberté, j’ai cru faire une bonne chose et de quelque utilité peut-être en montrant que la liberté de penser, non seulement peut se concilier avec le maintien de la paix et le salut de l’État, mais même qu’on ne pourrait la détruire sans détruire du même coup et la paix de l’État et la piété elle-même. Voilà le principe que j’ai dessein d’établir dans ce Traité. Mais pour cela j’ai jugé nécessaire de dissiper d’abord divers préjugés, les uns, restes de notre ancien esclavage, qui se sont établis touchant la religion, les autres qu’on s’est formés sur le droit des pouvoirs souverains. Nous voyons en effet certains hommes se livrer avec une extrême licence à toutes sortes de manœuvres pour s’approprier la plus grande partie de ce droit et, sous le voile de la religion, détourner le peuple, qui n’est pas encore bien guéri de la vieille superstition païenne, de l’obéissance aux pouvoirs légitimes, afin de replonger de nouveau toutes choses dans l’esclavage.
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Je me suis souvent étonné de voir des hommes qui professent la religion chrétienne, religion d’amour, de bonheur, de paix, de continence, de bonne foi, se combattre les uns les autres avec une telle violence et se poursuivre d’une haine si farouche, que c’est bien plutôt par ces traits qu’on distingue leur religion que par les caractères que je disais tout à l’heure. Car les choses en sont venues au point que personne ne peut guère plus distinguer un chrétien d’un Turc, d’un juif, d’un païen que par 1a forme extérieure et le vêtement, ou bien en sachant quelle église il fréquente, ou enfin qu’il est attaché à tel ou tel sentiment, et jure sur la parole de tel ou tel maître. Mais quant à la pratique de la vie, je ne vois entre eux aucune différence. En cherchant la cause de ce mal, j’ai trouvé qu’il vient surtout de ce qu’on met les fonctions du sacerdoce, les dignités, les devoirs de l’Église au rang des avantages matériels, et que le peuple s’imagine que toute la religion est dans les honneurs qu’il rend à ses ministres. C’est ainsi que les abus sont entrés dans l’Église, et qu’on a vu les derniers des hommes animés d’une prodigieuse ambition de s’emparer du sacerdoce, le zèle de la propagation de la foi se tourner en ambition et en avarice sordide, le temple devenir un théâtre où l’on entend non pas des docteurs ecclésiastiques, mais des orateurs dont aucun ne se soucie d’instruire le peuple, mais seulement de s’en faire admirer, de le captiver en s’écartant de la doctrine commune, de lui enseigner des nouveautés et des choses extraordinaires qui le frappent d’admiration. De là les disputes, les jalousies ; et ces haines implacables que le temps ne peut effacer. Il ne faut point s’étonner, après cela, qu’il ne soit resté de l’ancienne religion que le culte extérieur (qui en vérité est moins un hommage à Dieu qu’une adulation), et que la foi ne soit plus aujourd’hui que préjugés et crédulités. Et quels préjugés, grand Dieu ? Des préjugés qui changent les hommes d’êtres raisonnables en brutes, en leur ôtant le libre usage de leur jugement, le discernement du vrai et du faux, et qui semblent avoir été forgés tout exprès pour éteindre, pour étouffer le flambeau de la raison humaine. La piété, la religion, sont devenues un amas d’absurdes mystères, et il se trouve que ceux qui méprisent le plus la raison, qui rejettent, qui repoussent l’entendement humain comme corrompu dans sa nature, sont justement, chose prodigieuse, ceux qu’on croit éclairés de la lumière divine. Mais en vérité, s’ils en avaient seulement une étincelle ils ne s’enfleraient pas de cet orgueil insensé ; ils apprendraient à honorer Dieu avec plus de prudence, et ils se feraient distinguer par des sentiments non de haine, mais d’amour; enfin, ils ne poursuivraient pas avec tant d’animosité ceux qui ne partagent pas leurs opinions, et si en effet ce n’est pas de leur fortune, mais du salut de leurs adversaires qu’ils sont en peine, ils n’auraient pour eux que de la pitié.
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Or l’esprit des hommes étant divers, celui-ci trouvant son compte à de certaines opinions qui conviennent moins à celui-là, de façon que l’un ne trouve qu’un objet de risée dans ce qui porte un autre à la piété, j’aboutis finalement à cette conséquence qu’il faut laisser à chacun la liberté de son jugement et le pouvoir d’entendre les principes de la religion comme il lui plaira, et ne juger de la piété ou de l’impiété de chacun que suivant ses œuvres. C’est ainsi qu’il sera possible à tous d’obéir à Dieu d’une âme libre et pure, et que la justice et la charité seules auront quelque prix.
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Rédigé par: Lumiel | 01 octobre 2006 at 18:40
Bonjour,
Je crois que, dans l'"affaire" Redeker, il faut bien distinguer deux choses :
1) Le contenu de ce qu'il a écrit dans le Figaro, que je ne partage pas.
2) Le fait qu'un groupuscule de personnes puisse, dans notre pays de tolérance qu'est la France, condamner à mort un citoyen pour ce qu'il dit ou écrit, sans que nos autorités politiques s'en émeuvent plus que cela. C'est ce deuxième point que je trouve inadmissible (la mort contre un écrit) et c'est à ce titre que je soutiens Robert Redeker, alors même que, encore une fois, je ne partage pas ce que certains taxent chez lui d'islamophobie.
Cordialement à tous,
Lumiel.
Rédigé par: Lumiel | 01 octobre 2006 at 18:53