Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République dimanche soir, dans diverses villes, notamment Paris, des bandes d'énergumènes, des "jeunes" comme les appellent volontiers les médias, cassent, brûlent, jettent des pierres sur les forces de l'ordre, créent un désordre d'autant plus intolérable qu'il ne semble nourri que de lui-même. Il est clair qu'il s'agit d'une violence sans cause qui, au mieux, en espère une autre légitime en réplique.
Nicolas Sarkozy se trouve actuellement à Malte avec sa famille. S'il a annoncé avec précision ce qu'il avait l'intention d'accomplir durant son mandat présidentiel et si les élections législatives lui donnaient la majorité pour sa politique, on ne peut pas dire que depuis ces deux jours, entre la salle Gaveau, la place de la Concorde, le Fouquet's et les people amis, il ait fait preuve d'un triomphalisme arrogant et que ses deux discours ont été provocants et vindicatifs. Au contraire, selon la tradition mais avec une conviction ferme et répétée, il a martelé, notamment place de la Concorde où derrière lui, sans tenue et sans respect on riait et plaisantait, qu'il était exclu de dresser une France contre l'autre.
Et il est parti.
Cette situation, la violence de quelques-uns ici, lui là-bas, démontre s'il en était besoin qu'hier comme aujourd'hui, on n'a pas besoin de ses oeuvres pour mettre en branle une pulsion de haine sociale et de répudiation démocratique. Qu'ils soient peu nombreux à agir de la sorte dans plusieurs grandes villes est une évidence. Qu'il n'y ait sans doute pas en leur sein beaucoup d'enseignants et d'ouvriers - même si, selon France-Info et le site de l'Express, c'était le cas à Rennes - semble acquis même si le peu qui se mêle à ces dévastations est déjà trop et ne rassure pas sur l'avenir que ces minorités préparent. Il faut louer la modération républicaine de François Hollande qui a invité ces trublions à tenir compte du vote et à combattre avec les armes pacifiques de la démocratie. Je crains que cet appel n'ait guère de succès tant depuis quelques années, et notamment contre Nicolas Sarkozy, l'explication sociale et l'analyse politique échappent à l'entendement pour faire dans le fantasme. Ces petites troupes en marge d'un Etat font du bruit et du mal comme mille et se soucient comme d'une guigne de s'accorder à des règles qu'elles récusent. Protégées, de manière anticipée, par le scandale qui naîtrait absurdement d'une répréssion légitime exercée à leur encontre, elles s'ébattent sans frein ni véritable opposition dans un espace démocratique qu'elles méprisent. La violence est devenue tristement leur seul langage.
Et ce sont des jeunes ! Même les médias les moins complaisants à l'égard de ces dissidences forcenées ne peuvent s'empêcher d'éprouver comme une révérence devant la jeunesse. Qui osera dire un jour, véritablement, les méfaits du jeunisme sur tous les plans, du dérisoire à l'essentiel, dans la société française ? Il y aurait comme une sanctification du niais et du primitif au prétexte qu'ils émaneraient de jeunes gens, la jeunesse, pour reprendre un mot de Goethe, étant un défaut dont on se corrige vite. On est effaré, à les entendre, par la bêtise des propos de certains de ces manifestants. Une jeune fille, ce matin, trop sûre d'elle pour ne pas être bornée : il y a tout de même une partie de la France qui a voté contre Sarkozy ! Certes. Il me semble que c'est le propre de toute élection et que l'esprit d'une République digne de ce nom consiste, pour le camp qui a été défait, à accepter la victoire de l'autre. Apparemment, un raisonnement aussi simple est encore trop difficile pour des neurones ancrés dans la révolte comme d'autres dans l'intelligence.
Peut-être conviendrait-il, pour les responsables politiques et médiatiques, de prendre garde à ce qu'ils disent ou ne disent pas. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est des messages qui sont immédiatement perçus au pied de la violence et de la casse. Lorsqu'un Olivier Besancenot, sur un autre registre, affirme qu'il faudra tout mettre en oeuvre pour empêcher la réalisation d'une politique approuvée par une majorité des citoyens, on comprend bien qu'il reste dans son rôle d'opposant systématique mais les malades qui, ici ou là, l'écoutent ne voient sans doute dans cet avertissement que la licence de semer le désordre et tuer ainsi dans l'oeuf les bienfaits, pour l'esprit public, d'une participation électorale massive.
Les médias aussi devraient veiller à ne plus succomber, sans discriminer, aux charmes de l'étiquette de la jeunesse appliquée à tout et n'importe quoi. Parce qu'il y aurait des étudiants dans ces bandes, forcément une forme de légitimité s'attacherait à ces actions pour lesquelles l'adjectif libertaires serait encore trop beau. Si on tentait d'adopter une logique inverse ? Ceux qui saccagent et se comportent avec ce ressentiment profond contre ce qui fonde le vouloir-vivre ensemble ne peuvent pas être de VERITABLES étudiants, enseignants et ouvriers. Gagner la bataille du vocabulaire est un impératif. L'imprécision des mots offre un abri trop commode au scandale des actes.
Peut-être certains, à me lire, estimeront que je me fais du souci pour rien et qu'il faut bien que " jeunesse se passe", avec une sorte d'indulgence amusée qui représente sans doute l'attitude psychologique et intellectuelle qui fait le plus de mal à la santé de notre société. Je ne crois pas m'émouvoir sans raison. D'une part ces violences collectives se répètent chaque soir en dépit des interpellations et de quelques condamnations. D'autre part et surtout, elles risquent de préfigurer, si on n'y met pas le holà par tous les moyens dont la vigilance démocratique dispose, l'opposition sauvage que la France présidentielle et parlementaire aura à affronter chaque fois que l'adhésion populaire viendra l'approuver et la soutenir.
Contre les urnes, le pavé. Ce qui inspire ces graves débordements, outre une infinie bêtise, c'est la haine et le mépris du peuple.
A l'inverse du jeunisme, il paraîtrait que c'est le vieillisme qui a poussé Tsarkozy au pouvoir (études ipsos et ifop reprises ici http://nounours.typepad.com/nounours/2007/05/sarkozy_vieux_c.html)
quelqu'un reprendrait les méthodes sun tsu pour couler une nation en dressant jeunes contre vieux qu'il ne s'y prendrait pas autrement ... Louix XI a régné en divisant non ? ;-)
Rédigé par: nounours | 09 mai 2007 à 18:22
Je ne vois pas pourquoi Monsieur Sarkozy n'aurait pas le droit d'aller à Malte et surtout d'en tirer des critiques - Ce séjour de Monsieur Sarkozy est le morceau d'une histoire, il nous manque le reste, c'est comme une phrase tirée de son contexte et donnée en pâture au bon peuple - La politique est pleine de symboles, de signes, ce séjour proche de Malte pourrait être un signe envoyé vers cette île. Je pense que le futur président de la République est suffisamment rompu à la vie politique pour avoir appréhendé le débat stérile qui en a découlé. N'ayant ni fait les IEP ni Sciences po je me garderais d'interpréter ces vacances. Quant aux troubles qui ont suivi l'élection de Monsieur Sarkozy, il n'y avait pas besoin d'être un prophète pour les prédire. D'un avis qui n'engage que moi, le fait que Madame Royal ait fait apparaître dans ses discours électoraux le spectre de l'émeute si elle n'était pas élue et la façon dont la presse a rapporté ses propos, une conclusion hâtive pouvait naitre dans la tête d'êtres faibles ou manipulables, c'est-à-dire un appel à l'émeute si la candidate du PS n'était pas élue. Personnellement je juge irresponsable qu'une personne qui souhaite accéder à la plus haute fonction de l'Etat puisse insérer de tels propos dans son discours sans en mesurer les conséquences.
Bernard.
Rédigé par: Bernard | 09 mai 2007 à 21:04
En réponse à ces écrits, je me permets de vouloir apaiser le débat sur les derniers jours de notre Président:
"Très sarkoziste, je trouve malgré tout un peu provocantes les agapes de notre nouveau président. C'est à mon avis une première petite faute. Évidemment, tout cela n'a rien de scandaleux. Le Fouquet's, les jets, les beaux hôtels ou les grands bateaux sont de tout temps fréquentés par les riches et les puissants de notre pays. Ils sont faits l'un pour l'autre ! Mais enfin, un peu plus de discrétion eut été franchement plus responsable. Et surtout plus respectueux des électeurs de gauche et sans doute des électeurs de droite qui n'ont jamais eu l'occasion de franchir les portes d'un hôtel quatre étoiles et plus... Qu'ils sachent, à titre de consolation, que tout cet apparat, quoique coûteux, reste somme toute factice."
Je donne mon avis sur ces mots : oui, le luxe ne rend pas automatiquement heureux.
Mais les chômeurs et les gens qui galèrent ne trouvent pas factices les factures diverses à honorer (électricité, eau, gaz, téléphone, nourriture, etc).
C'est donc par cette pensée que je comprends comment a pu germer la révolte de ceux qui désapprouvent les derniers jours de notre Président.
Pour autant, il ne faut pas être envieux par ce débat alimenté avec parfois de la violence par les détracteurs de M.Sarkozy.
Calmons-nous et attendons, attendons les 5 années à venir sans dramatiser et sans nous rendre malades. Il y a toujours eu des riches et des pauvres en ce bas monde... et le quidam ignore toutes les autres richesses ou tous les autres trains de vie de personnes distinctes de Monsieur le Président.
Il n'y a pas eu "mort d'homme", pas d'asservissement d'un homme par un autre, ni de violence.
L'amitié entre Monsieur Sarkozy et Monsieur Bolloré ne regarde qu'eux.
Sur le principe, je comprends les détracteurs car ce qui les a choqués, c'est peut-être que sous les feux de l'actualité, notre Président a été (pour)suivi de la Place de la Concorde à ses autres destinations. Les faits étaient trop "rapprochés".
Pour autant, 2 jours à Malte dans ces conditions, ce n'est pas grand-chose à côté du train de vie et des possibilités des patrons de marques produites par des multinationales que nous achetons tous les jours (façon de parler).
Faudrait-il ne plus rien acheter pour ne plus nourrir les capitalistes?
Tout est estampillé d'une marque, même les soit-disant "sous-marques" appartiennent à des familles classées fortunes françaises ou étrangères.
Sans me faire l'avocate de notre Président qui n'a pas besoin de mes services et il l'a prouvé au monde entier (!), ceux qui ont travaillé et qui veulent prendre des vacances le font, riches ou pas. Ils ont la liberté de choisir leur destination selon leur budget. Notre Président s'est vu offrir ces vacances, non pas aux frais du contribuable. Il n'a jamais été RMiste et ne nous l'a pas fait croire. Son train de vie est à la mesure de ses moyens. Il ne faut pas être envieux.
Il a concrétisé ses rêves en travaillant, en se faisant élire.
Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il va faire au regard de ce qu'il nous a promis.
Sa vie privée ne me regarde pas.
Oui, pour tous vous apaiser, je me permettrai de dire, ce séjour maltais n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. La lutte des classes est inutile. Il y aura toujours des patrons et donc des gens riches. Il y aura toujours des gens qui ont beau vouloir réussir, n'auront jamais cette possibilité. Alors, soyons sages et admirons ce qui est à notre portée et gratuit : les oiseaux, le soleil, la nature..
La santé n'a pas de prix. Contre la santé, je n'échangerais jamais une nuit dans un 4 étoiles ni un séjour sur un yacht !
Et pour le reste, avant de crier au loup, attendons les législatives.
Les deux choses me semblent bien distinctes.
Et, je ne suis pas un mouton. Pour autant, respectons celui qui est devenu Président par le suffrage universel. Que l'on soit OK ou non avec cette élection.
Cordialement.
Rédigé par: Pedevilla | 10 mai 2007 à 00:31
Ségolène Royal incitatrice d'émeutes ? J'ai entendu alors deux autres responsables : une voyante, Elizabeth Teissier, qui entre deux passages de politiques dans l'émission de Denisot, était venue affirmer, en pleine campagne électorale, que Nicolas Sarkozy serait élu et qu'il y aurait immédiatement des violences urbaines. La boule de cristal de Madame Irma aurait du au moins aider à éviter ça !
Puis un certain candidat est venu affirmer, en ce début du mois de mai 2007, qu'il allait liquider l'héritage de celui de 68... Si c'est pas de la provoc envers les étudiants... ça y ressemble ! Voilà un thème de campagne dont on aurait pu se passer. il faudrait pouvoir réfléchir à l'héritage de Mai 68 sans tomber dans les clichés.
Juste un retour en arrière, il y a eu les émeutes et les manifestations anti-CPE dont on a le sentiment que la force, pour les premières, et le retrait d'une loi, pour les secondes, ont contenté les hommes et femmes politiques d'hier qui sont aussi ceux d'aujourd'hui (Sarkozy, Fillon, Copé, Raffarin, Bachelot, Pécresse, Borloo, Bertrand et d'autres). Mais qu'est-ce qu'on a proposé à ces jeunes ? Pas grand-chose me semble-t-il... Et j'ai aussi entendu des observateurs politiques pendant la campagne craindre des émeutes en cas de victoire de Nicolas Sarkozy. Qu'a-t-il été fait pour les éviter puisque c'était tant programmé ?
Rédigé par: Bulle | 10 mai 2007 à 06:28
@ Bernard
Je ne pense pas que les mots de SR aient eu l’importance que vous leur prêtez. Pour ma part, je place les craintes qu'elle a exprimées au passif du décrochage de sa fin de campagne avec les "osez voter pour une femme", "les bonnes vibrations", "la ferveur".
Comme je l‘ai indiqué plus haut je vois plus "les résistances" ou les "insurrections" dont nous parle Philippe comme une prise au mot sans aucune distance, ni réflexion ou interrogation du Sarko facho et du TSS.
"Gagner la bataille du vocabulaire est un impératif. L'imprécision des mots offre un abri trop commode au scandale des actes" nous dit Philippe.
Je pense que cette campagne électorale apparaît aussi comme une sorte de démystification des mots qui ne sont que des "abris" (mot de Philippe) de toutes sortes pour se complaire à ne pas vouloir identifier ou nommer clairement les dysfonctionnements de notre société.
"La démocratie participative", "l’ordre juste", "le donnant-donnant". Qui peut prétendre en avoir compris clairement le sens ?
En face de cela des mots qui parlaient aux gens de leur quotidien, qui ne sont pas sophistiqués ou alambiqués : "le travail", "le mérite", etc.
Je ne dis pas que cela a suffi pour gagner une élection. Mais les mots vedettes employés par NS étaient également argumentés par un programme lisible. Ce n’était pas le cas pour SR.
Je pense que parmi ceux qui cassent et qui brûlent, il y en a beaucoup qui sont dans la seule répétition de mots creux et vains. Je pense également qu’il y en a pas mal qui sont en totale opposition, voire dans l'hostilité avec ce que SR a souhaité représenter.
nounours (sympa, le pseudo...) nous dit que c’est très simple :
il y a les vieux qui ont voté Sarko et les jeunes qui ont voté Ségo. Ce genre de différenciation à l'emporte-pièce relayé par les médias, c’est, je pense, ce que cette campagne électorale a également pulvérisé dans notre approche des choses.
Rédigé par: Véronique | 10 mai 2007 à 07:27
En réponse à Bulle
« Si Nicolas Sarkozy ne connaît pas les bases de la corruption, il faut lui faire rencontrer quelques voyagistes célèbres... »
Il connaît bien les bases de la corruption, mais il a refusé de signer les 13 recommandations contre celle-ci proposées par l’association Anticor.
Bien approuvées par Ségolène ROYAL et François BAYROU
Rédigé par: DELOMPRE Hubert | 10 mai 2007 à 09:17
Hubert,
Merci de nous avoir rappelé cet acte de résistance...
Ce matin, dans Libé (après le Figaro, j'équilibre !) Nicolas Sarkozy déclarait «Cela fait vingt ans qu'il (Bolloré) m'invite et vingt ans que je refuse». Et à quel chant de sirène va-t-il encore succomber à chaque jour qui passe ?
Michel Barnier juge, lui, que ceux qui critiquent la croisère maltaise ont "l'arrogance des perdants ". A quand l'arrogance des pauvres ?
Véronique,
L'UMP a choisi des mots simples, c'est vrai, et a osé des figures de style qui devront aider les profs de Français à les enseigner, en commençant par "la rupture tranquille" qui ressemble, je crois, à un bel oxymore.
Et pour la métonymie, on aura un Falcon pour un jet privé et un Paloma pour un yacht de 60 m !
Rédigé par: Bulle | 10 mai 2007 à 10:30
La faute plus que l'erreur de NS est d'avoir oublié que le début du mandat est temps du symbole, car il est bien connu que c’est la première impression qui compte. Or l’impression donnée est qu’il est resté très Neuilly, dès lors tout son discours va être réinterprété, comme celui d’une toute petite France, celle des riches donneurs de leçon, délocalisant en se gorgeant de stocks, pour finir en Suisse comme Zacharias.
Au fond que connaît-il des gens de peu, a-t-il son réseau de pêcheurs à la ligne comme FM, ou de Corréziens comme JC ?
Je ne parle pas de la question délicate sur le cadeau d’un chef d’entreprise, laissons cela à la compétence des juges ; rappelons que certes les anglo-saxons sont libérés sur le sujet, mais ce n’est pas le cas des Allemands par exemple, un clivage un peu comme celui de la guerre d’Irak.
Je souscris à ce que vous dites sur le jeunisme car l’ordre doit être affirmé, mais je connais ces universités de l’ouest (Rennes, Nantes) de recrutement dans les familles d’employés et de petits chefs d’entreprises (artisans, agriculteurs), ces mouvements en résonance avec le basculement à gauche de ces régions conservatrices ont un sens.
Rédigé par: Jean-Marie | 10 mai 2007 à 12:10
Bonjour Monsieur Bilger,
L'une de vos dernières phrases me choque. Celle qui présente l'indulgence comme une maladie.
Pour ma part, je ne suis pas du tout certain que l'indulgence soit un agent pathogène pour le genre humain. Je crois même que la sévérité a quelque chose de pervers, car elle fait appel à une nécessaire cruauté qui aide celui qui est sévère à supporter moralement les conséquences de sa sévérité. Et de la cruauté au sadisme, il n'y a qu'un pas : on prend plaisir à punir.
Rajoutez-y la force de l'habitude, comme celle du juge qui condamne sévèrement et sans discernement les prévenus qui comparaissent à ses audiences régulières, ou celle du procureur qui requiert tous les jours des peines sévères sans vraiment s'interroger sur leur fondement, et vous obtiendrez un très joli cocktail.
Alors non, je ne vois pas l'indulgence comme une maladie, mais justement comme un antidote.
Et même si c'était une maladie, qui va nous forcer à nous en guérir ?
Vous ? Nicolas Sarkozy ? M'enfin, je sais que les spin doctors sont à la mode, mais quand même...
Pour revenir aux peines plancher, instrument de la sévérité automatique, je crois que les juges les apprécieront finalement, car ils seront déchargés d'un poids moral, celui de supporter la responsabilité d'envoyer un homme en prison ou de lui infliger de lourds dommages et intérêts.
Ils y gagneront en confort, mais ils y perdront en conscience. Or, leur conscience, c'est tout ce qui leur reste. Il n'y a pas grand-chose qui préserve un juge du remords, de la honte, de l'erreur ou de la faute, juste ce petit truc-là. Déjà ça pèse pas lourd. Si on en enlève un peu, il restera quoi ?
Des juges fonctionnaires sans épaisseur ? Avec un système de mise en cause de leur responsabilité personnelle certes codifié et millimétré, mais qui sera nécessairement imparfait ?
Mouais...J'ai plus que des doutes là-dessus. Ca en devient même de la méfiance.
Pour moi l'indulgence est un ingrédient qui fait partie d'une alchimie interne assurant l'équilibre d'un métabolisme qui va du simple esprit humain jusqu'à la société tout entière en passant par l'une de ses institutions, comme la justice par exemple. Présenter l'indulgence comme un agent pathogène n'est peut-être pas surprenant de la part d'un membre du parquet, car c'est son rôle de représenter la sévérité. Mais si j'étais juge, sur ce coup-là, j'aurais l'indulgence de ne pas vous suivre.
Rédigé par: tschok | 10 mai 2007 à 12:52
@ Bulle
Qui a retenu "la rupture tranquille" ? Je suis d'accord. Cette expression est à oublier dans le catalogue des slogans vides de signification des communicants. Elle l'est déjà.
NS n'a rien osé du tout en employant des mots comme ceux de travail ou de mérite. Il n'a fait que formuler ce qui pour la plupart a du sens et de la valeur.
Quand Philippe a écrit une note sur "l'ordre juste" de SR, je me suis sentie incapable de faire le moindre commentaire. Même expliqué ou embrouillé par Philippe, je ne parvenais pas à comprendre ce que cela pouvait signifier.
Considérant les violences de ces derniers jours, il est nécessaire non seulement d'enseigner les mots travail et mérite mais aussi le sens des mots "démocratie", "suffrage universel", "Représentation nationale" etc.
Rédigé par: Véronique | 10 mai 2007 à 13:05
Il m'aura fallu quelques jours pour me remettre de ce dimanche 6 mai 20H
Quelle horreur quand j'ai vu le visage de NS s'afficher sur mon écran
Mais bon le peuple du Front National a parlé : les militants FN ont élu NS
Tout le monde pensait que ce serait le choix des UDF qui allait faire pencher la balance mais non ce fut celui des électeurs du FN et d'ailleurs ce n'est pas une surprise si NS a fait ses meilleurs résultats dans les régions où le FN est très présent et qu'a contrario SR a fait ses meilleurs résultats là où le FN n'est pas implanté
Le résultat de tout ça : c'est que la France a choisi NS pour changer la politique française
Et quel changement : on va mettre Borloo du ministère du travail à Matignon, De Robien de l'éducation nationale à l'outre-mer ou encore Perben des transports à l'intérieur chapeauté par notre ancien ministre de l'intérieur
Quel changement ! on prend les mêmes et on recommence
Pour ce qui est des manifestations : elles sont à la fois condamnables et compréhensibles de la part de jeunes qui se sentent coupés de l'autre France ( celle qui a voté pour NS )
Le propre d'une démocratie est certes d'accepter le résultat de dimanche mais c'est également le droit de pouvoir exprimer son mécontentement ( sans pour autant casser les vitrines ou mettre le feu aux voitures )
Globalement, je suis très déçu du vote de dimanche mais je ne peux que l'accepter
Simplement : je crois que la France est encore plus coupée en deux qu'avant et qu'on va vite s'apercevoir que NS d'une part n'est pas le candidat du rassemblement et d'autre part qu'il aura beaucoup de mal à gouverner car la rue est contre lui
D'ailleurs il se pourrait fortement qu'à la rentrée les universités soient en grève ( et d'ailleurs ça a déjà commencé dans certaines facultés françaises )
Enfin, que dire de la maladresse de NS : aussitôt élu le voici dans un palace parisien suivi d'un voyage en jet privé et de quelques jours sur un yacht à 190000 euro la semaine
Lui, qui 30 minutes après son élection nous faisait un discours la larme à l'oeil sur la veuve et l'orphelin, a semble-t-il préféré la méditation façon jet-set
Lui qui au moment du débat Royal-Bayrou, disait préférer les usines aux palaces parisiens, et bien a priori il n'a pas perdu de temps pour quitter les entreprises
Mais derrière tout ça se cache la contrepartie de tout ce spectacle : comment peut gouverner un président qui commence à accepter les cadeaux des milliardaires et capitaines d'industries françaises
Le jour où il faudra prendre une décision qui pourrait aller à l'encontre de ses amis milliardaires : que fera NS ? il aura tout simplement les mains liées
Mais bon, jet privé, people, palace et yacht : je crois que nous n'avons pas les mêmes valeurs...
Rédigé par: Ségo | 10 mai 2007 à 13:46
@Ségo : quel bonheur de vous retrouver !
Nous aurons eu, vous et moi, chacun nos déceptions...
J'ai voté, je l'ai écrit, pour NS...plus pour son programme que pour l'homme dont j'ai vite appréhendé les faiblesses à l'égard de l'argent et des strass de toutes sortes...je mesure l'énorme faute de goût qu'il vient de commettre...entre l'auberge de jeunesse de Sablé et le yacht de Bolloré, sans passer nécessairement par Vézelay ou le mont Beuvray, il y avait de multiples endroits où se ressourcer et s'imprégner de la fonction...mais tout a été dit et redit à cet égard, tant par ses adversaires que par ses partisans...
Attendons la suite...on a eu un Président qui était un humaniste lettré mais qui ne dédaignait pas non plus les fastes, tant pour lui que pour son occulte famille...on ne va pas vivre sans cesse avec l'image du Commandeur qui payait de sa poche les goûters des Noëls de l'Elysée...
PS: j'ai écrit "Sablé"comme j'aurais écrit "Bormes-les-Mimosas"...comprenne qui pourra...
Rédigé par: sbriglia | 10 mai 2007 à 14:47
@Ségo : je suis touché par votre commentaire que je partage globalement !
Ces élections m'apparaissent , alors même que ma vie n'a été que légitimisme et croyance naïfs en certaines valeurs , la plus grande escroquerie que nous ayons connue !
N.S est , j'en suis persuadé , un être simplement arriviste , assez vulgaire même s'il est doté d'un talent certain comme la plupart des escrocs ...Ses accointances le lient et Bolloré ou d'autres l'ayant "fait" , je redoute qu'il ne puisse s'en séparer !
La publicité - Havas et d'autres - est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ...
Il est tout de même dolosif que - j'en suis persuadé - les plus modestes l'ait suivi alors même qu'il n'est que le représentant rémunéré du "CAC 40" , de l'apparence , du "Paris" friqué ...
La démagogie est bien à la démocratie ce que la prostitution est à l'amour et, à la nomination d'une petite minorité corrompue , substitue l'élection par une masse ...trompée .
Rédigé par: Parayre | 10 mai 2007 à 14:59
Bonjour
Presque tous les "posts" rapportent en critiques le rapport entre Monsieur Sarkozy et Monsieur Bolloré. Mais est-ce une tare d'avoir des amis millardaires ? D'ailleurs y a-t-il eu un président de la Vème République qui n'a pas eu d'ami(s) milliardaire(s) - Même le très sectaire parti communiste à eu son milliardaire - Doumeng- mais celui-ci devait être bien puisque rouge, tout comme Roger-Patrice Pelat, milliardaire rose et ami de François Mitterrand. Doit-on conclure que si Madame Royal avait été élue et avait profité des largesses d'un ami milliardaire "rose", l'opinion plus ou moins publique aurait su lui trouver une justification ? Si l'argent n'a pas d'odeur, elle a de la couleur.
Rédigé par: Bernard | 10 mai 2007 à 15:10
Véronique, la politique est affaire de rhétorique et de discours avant tout. Carthage n'aurait pas été détruite si Caton n'avait trouvé la formule lapidaire, répétée inlassablement, qui scellait le sort de la cité punique. En politique, le fond recouvre la forme et NS - à qui je reconnais à défaut de culture politique un véritable génie politique - a usé de cette prérogative du fond sur la forme à un point culminant.
Que nous dit le discours de NS face à ses premiers actes symboliques : Non à la repentance. On ne s'excuse plus, ni collectivement, ni individuellement. Ce n'est pas anodin du tout et je renvoie chacun à la lecture du Gorgias de Platon et, singulièrement, au dialogue entre Calliclès et Socrate. NS est directement inspiré de la philosophie de Calliclès, le plus fort a forcément un peu plus raison que le plus faible parce qu'il n'est pas fort par hasard. Changez le terme de force par celui de réussite et tout Calliclès se retrouve dans NS.
C'est d'ailleurs ce que j'entends ici ou là, voire ce que je comprends du propos de Philippe : il a gagné, il fait ce qu'il veut, il vous emmerde. La contestation doit s'arrêter net. Le droit de protester ou de manifester s'efface devant la lumière prodigieuse du suffrage universel, s'opposer devient anti-démocratique, bizarre non ? J'ai raison puisque j'ai gagné et maintenant, vos gueules !
Eh bien non, ça ne fonctionne pas ainsi en démocratie, on ne se couche pas forcément devant le nouveau maître.
Une chose ne laisse pas de m'effrayer au regard des événements du passé : comment les gens du temps s'aveuglent toujours devant les serpents du jardin d'Eden. Je ne suis pas de droite mais ne suis aucunement anti-droite, il y a plein de gens de droite que j'estime. Mais la morgue populiste de NS ne m'inspire pas de respect. Désolé.
Nota : Abus de bien social et recel d'abus, telle est la qualification pénale des vacances de NS. Mais où ai-je la tête ? Il a gagné, fou que je suis !
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 10 mai 2007 à 15:31
La rue ne représente pas 51% des Français.
Heureusement !
Rédigé par: mike | 10 mai 2007 à 16:14
@ ségo ; je ne veux pas faire du mauvais esprit mais je ne suis pas sûre que François Mitterrand descendait dans des "deux étoiles " ni même quatre. Je ne suis pas sûre que les femmes de minstres et ministres elles-même de gauche, comme de droite, portent au cours des soirées, dîners et autres galas des robes de chez H et M ; je ne suis même pas sûre que ce fameux "peuple",un mot que j'exècre, le demande et le veuille. Et je n'aurai pas la cruauté de demander la liste de ceux qui sont allés se bronzer sur l'ex-bateau de Tapie, autrement plus beau au passage que celui de Bolloré ; et que dire du prêt fait par un milliardaire à Bérégovoy... et du pont d'or fait à Pelat pour le rachat de son entreprise ...j'en passe et un paquet. ..je trouve inopportunes ces vacances de NS mais je trouve faux-cul ces cris d'orfraie de vertus effarouchées et sans mémoire ; on sait qui plus est à qui bénéficie le "tous pourris" que ça entretient. catherine A.
Rédigé par: catherine A. | 10 mai 2007 à 19:05
Ségo,
Je reconnais bien là, la démarche du parti socialiste : le rejet de la responsabilité sur autrui.
Si le PS a perdu, c'est à cause au FN, alors que ce dernier a fait 10%, qu'il s'est fait emprunter son programme, que depuis 2002 tout a été mis en oeuvre pour qu'il ne soit pas au prochain second tour. Bientôt vous allez affirmer que c'est JMLP qui met le feu aux voitures...
Vous ne pensez pas que l'élection de NS puisse simplement être le choix des électeurs ? Que madame Royal a fait une "campagne floue" ? Que la France est fatiguée des incivilités ?
Le FN impuissant dans tous les domaines, puisqu'il y aura la même démarche aux législatives, est le diable bien pratique qu'on sort de la boîte pour effrayer en période électorale et récupérer des voix, le responsable de tous les problèmes actuels... JMLP est en fait celui qui donne des voix au PS depuis 81, c'est le meilleur rabatteur de la gauche dont le seul programme est non au FN et maintenant non à Sarkozy. Soyez au moins reconnaissant ...
Vous pensez que les voyages de Mitterrand se faisaient en roller skate ?
La différence est que ce dernier prenait deux jets et que c'était aux frais du contribuable, ne parlons même pas de ce que Mazarine, la fausse Cosette, miss bobo, nous a coûtés...
Ségolène Royal comme tous les cadres de la gauche faisait simplement tâche dans le décor en représentant un parti populaire.
On gagne toujours à savoir se remettre un peu en cause de temps en temps...
Rédigé par: Ludo Lefebvre | 10 mai 2007 à 19:57
@ catherine A.
Peut-être que des gens de droite comme de gauche ont des amis milliardaires
Peut-être que messieurs Mitterrand et Chirac ont eu des attitudes similaires
Mais le problème vient des paroles et du programme de NS et du décalage avec ses tous premiers actes en tant que "presque" président
On ne peut pas se dire incarner le changement ou le renouveau politique voire la rupture avec la "vieille politique" de ces 25 dernières années
et faire exactement la même chose que ses prédécesseurs : on connaît les frais de bouche exhorbitants de Mr Chirac ou ses voyages "aux frais de la princesse"
On ne peut pas faire un discours où il se veut incarner le candidat des pauvres, des "rejetés" de la société, des "sans-travail" et j'en passe
et courir au Fouquet's sitôt l'éléction terminée pour finir à Malte sur le yacht d'un milliardaire
Bien sûr que NS a le droit d'avoir des amis milliardaires : le problème n'est pas là
le problème est qu'un président de la République se doit d'avoir une retenue nécessaire vis-à-vis des cadeaux de milliardaires
car je ne crois pas aux cadeaux sans contreparties
Si NS commence à accepter tous les cadeaux de ces chefs du CAC40 : comment pourra-t-il gouverner en toute indépendance ?
Ne croyez-vous pas qu'il y a un problème, si ce n'est moral, au moins éthique ?
Rédigé par: Ségo | 10 mai 2007 à 19:58
@ Ségo ; mais évidemment que je le pense mais ce qui m'insupporte c'est de voir les socialistes qui perdent autant d'énergie pour finalement si peu alors qu'ils en auraient bien besoin pour essayer de comprendre pourquoi leur candidate a été si nettement battue. Et comme je l'ai écrit ce concert de faux-culs avec les partitions écrites d'avance, je trouve ça grotesque et aussi indécent. Je déteste cette démogagie à 2 euros. catherine :)
Rédigé par: catherine A. | 10 mai 2007 à 20:35
@ Jean-Dominique
Mais pas du tout.
Philippe n’a pas écrit:
"il a gagné, il fait ce qu'il veut, il vous emmerde. La contestation doit s'arrêter net."
Il a écrit:
"D'autre part et surtout, elles (les violences collectives) risquent de préfigurer, si on n'y met pas le holà par tous les moyens dont la vigilance démocratique dispose, l'opposition sauvage que la France présidentielle et parlementaire aura à affronter chaque fois que l'adhésion populaire viendra l'approuver et la soutenir (...) Contre les urnes, le pavé."
Ségo qui revient dans le blog de Philippe mais visiblement, pas encore très revenu et ni très remis de son horreur électorale nous dit:
"(NS)aura beaucoup de mal à gouverner car la rue est contre lui"
En quoi la rue est-elle légitimée pour mettre en échec toute réforme de fond ? Une pression systématique de la rue n’est-elle pas une remise en question de ce qui fonde une démocratie ?
Je sais bien que ma question peut apparaître simpliste ou scandaleuse.
Mais à vous lire, si évidemment il n’est nullement question dans mon esprit de discuter une seconde le droit de contestation, de manifestation et d’opposition, je m’interroge sur le caractère acceptable d’une contestation systématique somme toute peu représentative et liée trop souvent qu'à des groupes de pression ou des intérêts seulement catégoriels.
PS : Gorgias de Platon et le dialogue entre Calliclès et Socrate. Dès que possible, je le lirai. D'autre part, je vous donne raison sur l'importance du discours en politique.
Rédigé par: Véronique | 10 mai 2007 à 20:35
Je ne sais pas si François Mitterrand descendait dans des hotels de luxe, mais le souvenir de cette époque reste quand même gravé sous le nom de "gauche caviar". Maintenant n'oublions pas le maître-mot de tous les élus politiques confondus "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais"/
Le peuple .. j'ai froissé des oreilles avec ce mot mais comment traduire "Vox populi ..." et c'est à ce peuple-électeur que je pensais en écrivant ça... Mea culpa
Rédigé par: Bernard | 10 mai 2007 à 21:14
Etonnant ce débat orchestré par la gauche et l'échange d'arguments sur l'équipée maltaise et, en revanche, le silence sur la chiraquisation du champion de la "rupture"qui a oublié dès jeudi son discours de dimanche sur la fierté française (et on s'éclipse le 8 mai !) et la fin des repentances à répétition (et on revient dare-dare célébrer la grande repentance chiraco-taubirienne).
Rédigé par: Gérard | 10 mai 2007 à 21:18
"Sarkozy met ses pas dans ceux de Chirac" (Reuters). Cette conversion subite à la repentance est-elle le premier reniement du candidat de la rupture ?
Rédigé par: guzet | 10 mai 2007 à 21:25
Hmmm, je pense que certains vont devoir se boucher le nez et les oreilles pendant 5 ans. Car si j’ai bien saisi le caractère de NS nous allons en voir de toutes les couleurs et à contre-courant de nos vieilles habitudes héritées de décennies de formatage idéologique.
NS va essayer de faire revenir tous les gros poissons qui se sont échappés vers des eaux plus accueillantes et de ce fait ne créent plus, ne dépensent plus, ne font plus travailler en France. Pour ce faire il va envoyer des signaux, il va demander à ces amis bien placés de porter la bonne parole au quatre coins du monde.
Ce serait insulter l’intelligence de cet homme que de croire qu’il a commis une erreur en se rendant au Fouquet's, à Malte sur un yacht de milliardaire. NS veut incarner la réussite et encourager la réussite. Certains esprits un peu chagrins ou plutôt opposants continuent la campagne et se précipitent pour dénoncer le parvenu, le clinquant, l’affichage de la réussite et ne voient pas les puissants symboles envoyés. Il serait temps que certains s’interrogent sur leur propre volonté de sortir la France de sa mauvaise position économique et sociale. Ce n’est pas en dénigrant les puissants, les riches, ceux qui ont réussi que les pauvres trouveront du travail.
Rédigé par: vienne | 11 mai 2007 à 02:33