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Voici les sites qui parlent de Réactionnaire, et alors ! :

Commentaires

olivier

Peut-être que le contraire de "réactionnaire" n'est pas "moderne", mais plutôt "progressiste".

Catherine JACOB

«Sisyphe entêté, ne perd pas à tout coup. »

Considéré par Homère comme le plus sage des mortels Sisyphe, père dit-on aussi du Rusé Ulysse, fut punit de s'être par deux fois joué de la mort, donc pour avoir cherché à passer pour un immortel ainsi que d'avoir reconnu Zeus qui, sous les apparences d'un aigle, enlevait une jeune vierge, puis de l'avoir dénoncé au père de cette dernière, donc d'une facon générale pour avoir défié les dieux sans autre résultat que d'avoir reculé pour mieux sauter, autrement dit d'avoir gagné du temps sur le trépas. Son nom où l'on retrouve l'idée de 'épaisse fourrure garnie de poils' évoque un autre grand rusé qui les mains et le cou couverts de la peau de chevreaux reçut la bénédiction d'Isaac et combattit contre l'inconnu au sommet de la montagne, mais il évoque aussi Peau d'âne et cette idée qu'il y a un temps pour tout et qu'il n'est nul besoin de l'avancer en se confrontant trop tôt au trop grand, trop ceci, trop cela c'est-à-dire encore trop... mais pour nous et dans un temps donné.

Pour avoir défié les forces naturelles Sisyphe fut condamné à y être confronté en combattant l'attraction terrestre qui rappelle immanquablement la pierre au bas de la montagne. Curieusement si on se focalise sur ce mythe de façon occidentale on se retrouve en effet, comme Camus, confronté à l'absurde qui fait d'une tache qui ne peut avoir de fin un éternel recommencement, mais si on le considère d'un point de vue oriental on observe qu'il accomplit là un exercice par lequel le physique et le mental se confrontent aux forces naturelles jusqu'à ce qu'on commence à comprendre quelque chose de leur interaction mutuelle et qu'on entre dans le non agir et le laisser venir/surgir de soi.

C'est comme dans l'histoire de celui auquel on montre la lune et qui ne voit que le doigt pointé sur l'astre blême, tant que Sisyphe fait sa fixette et ne s'intéresse qu'à coiffer le sommet de la montagne - dont la symbolique est souvent en rapport avec ce qui se joue dans le sacrifice c'est-à-dire aussi d'une certaine manière le renoncement -, il est comme celui qui ne voit que le doigt et il demeure donc sous la pelisse celui qui doit en être puni par l'absence de fin d'une tache éternelle, celle de vouloir être un autre, un ange, un dieu et ne peut que demeurer tel le disciple qui cherche du sens à un koan, la formule donnant matière à réflexion, dans la nécessité de porter encore et encore la lourde pierre au sommet de sa montagne.

Parayre

@Véronique:

"Je préfère quand cette autarcie se traduit par un engagement dans la vie dans la cité."

Je vous rassure, je n'en ai pas manqué professionnellement et persiste aujourd'hui en tentant d'aider certains oubliés de la société, notamment des jeunes...

Cache ton bonheur disait Epicure, je cache ma charité et ma disponibilité mais les exerce.

Ludo Lefebvre

Catherine Jacob,

J'ai lu un livre sur le Zen et je me souviens de cet extrait particulier :

Un disciple se rend chez son maître, celui-ci claque violemment la porte et le malheureux élève se retrouve avec la jambe coincée, il pleure de douleur et supplie le maître de ne plus appuyer sur la porte. Ce dernier lui demande où il est et l'autre répond dedans et dehors alors le maître ouvre, lui donne une gifle, lui ordonne de partir et de revenir quand il saura où il en est.

Vous aurez compris l'allégorie que je transpose, lorsqu'une catégorie de femmes et non heureusement toutes les femmes qui se croient modernes sauront où elles en sont alors je décoincerai la porte !
Entre-temps, je ne me vois pas me sacrifier à l'autel du masochisme, de la métamorphose subie et de la bienséance mal placée !
Gentleman oui, avec plaisir... pour le reste, nous voyons le triste résultat sur notre triste société alors en ce qui me concerne, c'est non !
Je trouve que les hommes, enfin, sont de plus en plus mal traités par les femmes effectivement, mais que ces dernières à leur décharge sont représentées à la télé comme des prostituées.

Catherine A,

Évidemment, vous n'êtes pas celle des trois harpies qui avez le ciseau pour couper le fil de la vie, je ne pense pas cela de vous, vous le savez très bien.
Attention cependant, n'avez-vous pas obtenu une émancipation dans l'unique but d'être aliénées à un esclavage bien pire... la consommation, l'excès d'actions qui vous empêchent de vous poser les bonnes questions ?
Soyez vigilante à l'égard de certaines idéologies qui vous veulent du "bien".

PS : Vous n'avez toujours pas l'égalité de salaire à diplômes et compétences équivalents (le masculin l'emporte sur le féminin, excusez-moi), battez-vous pour cela, c'est plus important que les bêtises de Ludo Lefebvre pour vous taquiner.

Qui va maintenant mettre la vaisselle dans la machine ? :)

sbriglia

@Catherine Jacob
Avez-vous lu "Les Précieuses ridicules" ?...
Souffrez, Madame, qu'on vous le recommande ; c'est, contre la logorrhée, un excellent élixir... laissez Sisyphe, qui n'en peut mais, gravir les barreaux de cette échelle de Jacob qui, de commentaires en commentaires, nous propulse dans l'opacité du Styx... et plutôt que Freud ou Hegel, faites donc une cure de Blondin, Chardonne ou Gracq : c'est excellent comme dépuratif... enfin, allez voir Guitry au théâtre, c'est l'école de la légèreté... celle-là même qu'assurément vous ne fréquentâtes guère...

le bouffon

Ah ! Permettez, de grâce, que pour l'amour du grec, Sbriglia, on embrasse cette femme savante !

Ludo Lefebvre

Catherine A,

J'ai omis de vous dire qu'il me peinerait beaucoup que soit enlevé la féminité et tous ses charmes aux dames, aussi lorsque je vois nos adolescents en tee-shirt rose avec une petite besace ressemblant à s'y méprendre à un sac à main qui se dodelinent comme quelqu'un ayant mis ses chaussures à l'envers alors qu'ils sont hétérosexuels, je me dis qu'un autre charme d'un autre côté a été rompu. Certains avec peu de discernement pensent que pour que la femme soit, l'homme ne doit plus être, c'est pourtant nos différences qui nous attirent les uns vers les autres ou les unes vers les autres, du moins biologiques et comportementales.
Dois-je en ces temps où il y a une volonté manifeste d'aplanir creux et bosses aller chez Cartier me choisir un tailleur afin de prouver mon amour du beau sexe ?
J'aime pourtant les creux et les bosses, ceux qui harmonisent une silhouette, bien sûr, mais aussi ceux qui donnent du relief à nos existences, ceux des chemins les moins fréquentés, ceux qui nous font transpirer enfin pour mieux nous faire savourer une sérénité qui perdrait tout son sens si elle était continue.
Soyons plus que réactionnaires, soyons réactionnaires envers les réactionnaires comme envers les progressistes qui régressent depuis un long moment semble-t-il, amusons-nous à secouer la doxa, les préjugés anciens comme nouveaux. En bougeant les lignes parfois, nous avons la chance de découvrir un inattendu enrichissant, une vérité masquée et puis dans le commun, nous ne pensons plus, nous répétons, nous suivons.
Je n'ai pas de tatouages, je ne parle pas comme si j'avais eu une attaque cérébrale, je mets des costumes classiques, je ne hais pas la police et la magistrature, j'apprends à mon fils à être poli avec ses congénères, je ne suis pas en extase devant Jacques Mesrine ou Mao, je rends les coups qu'on me donne, je suis un libéral modéré contre l'ultra-libéralisme et le socialisme, pas de doute, je suis un rebelle !

Véronique

@ Jacques (Parayre)

En fait qu'il s'agisse de Philippe ou de vous, j'ai bien perçu depuis un bon bout de temps un engagement pour faire bouger des envronnements qui ne vous conviennent pas.

Quand je dis, Philippe, Jacques, des hommes des droites nourris aux idéaux de gauche, je pense que je ne me trompe pas.

"Cache ton bonheur disait Epicure, je cache ma charité et ma disponibilité mais les exerce."

Quand je dis, Philippe, Jacques, des autarciques. Et des incompatibles avec les airs du temps aux charités trop voyantes, il faut aussi me croire.

Pour ceux que vous aidez, je pense que l'important est d'être convaincu qu'ils ne s'en sortiront que par le haut.

Cette disposition de l'esprit, c'est ce qui peut définir une esthétique de droite.

Catherine JACOB

Je ne sais pas d'où vous vous autorisez à vous auto-instituer Maître Zen de disciples qui ne vous ont pas sonnée, Ludovica mais j'ai entendu votre question et je vais tâcher d'y apporter quelques éléments de réponse une fois que j'aurai terminé de déjeuner. En attendant voici de quoi méditer quelque peu par vous-même:
1- http://farm2.static.flickr.com/1251/1443368684_d71cb380e1_o.jpg
2- http://photos.linternaute.com/image_photo/540/9965783954/867197.
jpg

Épictète le boiteux

@Ludo Lefebvre
«J'ai lu un livre sur le Zen et je me souviens de cet extrait particulier : Un disciple se rend chez son maître, celui-ci claque violemment la porte et le malheureux élève se retrouve avec la jambe coincée, il pleure de douleur et supplie le maître de ne plus appuyer sur la porte. Ce dernier lui demande où il est et l'autre répond dedans et dehors alors le maître ouvre, lui donne une gifle, lui ordonne de partir et de revenir quand il saura où il en est.
Vous aurez compris l'allégorie que je transpose, lorsqu'une catégorie de femmes et non heureusement toutes les femmes qui se croient modernes sauront où elles en sont alors je décoincerai la porte ! »

Pour autant que j'y ai compris un peu quelque chose, le bouddhisme cherche d'une façon générale à supprimer les maux et non pas à les occasionner, mais admettons la question sur un plan théorique.

Une réponse possible : «Tout n'est qu'illusion. La douleur elle même est illusoire.» Je me trouve donc dans le monde des apparences où je crois seulement avoir mal, mais, ô maître, veuille considérer que ma douleur présente est une super illusion et, je t'en conjure, fais-la cesser pour ton humble disciple. Le disciple ayant déjà compris par lui-même que quelquefois la sagesse est folle, le Maître l'eût sans doute laissé entrer et reçu comme son égal. C'est pourquoi je doute quelque part de l'authenticité de votre anecdote. Elle n'est pas dans la logique de l'agrément du disciple comme disciple, et dont on va plutôt tester la vocation que les connaissances qu'il souhaite acquérir et qu'il ne saurait donc par définition déjà posséder, par exemple en le laissant à la porte un temps indéfini, et non pas entre la porte et le chambranle. D'autant plus que, ce qu'on traduit souvent par 'Porte', c'est, comme par exemple à l'entrée de l'ancien palais du gouverneur à Metz il y a un certain nombre de bureaux d'installés à droite et à gauche du passage de ce porche, il y avait à l'entrée de la maison du 'Vieux Maître', de quelque obédience que ce fût, un porche où était installée la salle de classe. 'Le disciple de la porte' [ le 'Méndi'], c'est le disciple qui reçoit l'enseignement du maître sous le porche, et non dans sa maison ou encore à Sophia-Antipolis... D'où 'Le Porche', qui n'est pas le Portique ni le Péripatos (sorte de péristyle où l’on se promenait en discutant) des péripatéticiens qui, pour leur part, sont les disciples d'Aristote et non des péripatéticiennes [Ha ha ha !!! Bouh!] ou encore des disciples pathétiques coincés entre la porte et le chambranle [qui ne se prononce pas «j'm'en branle»], a également servi à désigner une école ou un enseignement.

Une autre réponse est : «Tout est dans tout. L'univers est mon habitat.», je me trouve donc également dans l'Univers, 'étant là' entre le chambranle et la porte. Autrement dit, dans une certaine conception de l'espace-temps [ce qui inclut la modernité...]. Mais là encore, il ne saurait s'agir d'une réponse de disciple, vu le détachement et l'extrême ironie qu'elle implique à l'égard de soi-même [et de ses bourreaux...], et qui représentent également des manières de se moquer plutôt des taoïstes en les prenant au pied de...la porte! Laissons donc Dastur où elle est ! Il y a d'autres façons d'introduire au paradoxe qui ne soient pas hors de la portée du disciple... ainsi que, oserais-je dire en l'espèce, du maître qui me paraît mettre en oeuvre une curieuse conception du Da-sein! Laissons également le fantasme du vagin denté à la Reine Victoria, la résistance de la langue anglaise à l'analyse, et l'obstruction pratiquée par la langue japonaise au jeu de l'insconscient, aux analystes 'chus d'un des astres obscurs' où ne se parlent ni l'une ni l'autre, enfin le calme blog, ici bas...!

Autre exemple où l'esclave est le Maître et le Maître le disciple obtus :
«On raconte que le maître d'Epictète, lorsqu'il était encore esclave, aurait un jour, pour le punir, tordu sa jambe. Epictète lui aurait dit : "Si tu continues, elle va casser." Le maître continua sa torture et la jambe cassa. Epictète lui aurait simplement répondu : "Je te l'avais bien dit". Cette anecdote explique le sens qu'a pris l'adjectif stoïque dans la langue commune mais a surtout un sens philosophique : l'attitude du maître fait partie de ce qui ne dépend pas d'Epictète. Il ne peut donc rien empêcher mais sa sagesse implique non seulement d'accepter mais même de vouloir ce qui va arriver, avec la satisfaction du sage d'avoir prévu ce qui, en fin de compte, arrive. Il faut "vouloir que les choses arrivent comme elles arrivent" dit Epictète. Le seul bien consiste en la conformité des désirs avec la nature. La seule source des maux est dans la rébellion. » - A toutes fins utile, voici un lien sur une version audio du début des Entretiens d'Epictète http://upload.wikimedia.org/wikisource/fr/e/ef/Epict%C3%A8te%2C_Entretiens%2C_1.OGG -s'ouvre avec windows media player durée sept minutes onze-


Maintenant ce que, au départ, je visais avec le commentaire de Sisyphe, c'était extrêmement simplement la pierre des réformes, laquelle ne saurait que retomber dès lors qu'on cherche, maître sous l'apparence du disciple et disciple sous l'apparence du maître, à faire le bien de la haute magistrature malgré elle au lieu de laisser faire... mais les fées bien sûr!

NB: Laissons également ces « Chiennes de Zeus » qui volent les âmes et les enfants, j'ai nommé Aellô (la bourrasque) [ ou Nicothoé (Pieds rapides)], Ocypétès (vole-vite), et Célaeno (sombre nuée), les trois harpyes http://perso.orange.fr/fairyworld/francais/harpyes_fichiers/harpies.jpg ainsi que http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/77/Harpyie.JPG et aussi http://www.aguilaharpia.org/photo-01.html ces figures monstrueuses qui comme les mousquetaires étaient quatre et dont j'ai même un exemplaire dans mon entrée mais qui n'exhale cependant pas une odeur infecte, laissons les donc au funeste trépas , et laissons le fil de la destinée aux Moires: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8d/Francisco_de_Goya%2C_The_Fates_%28Atropos%29.JPG parfois honorées comme les déesses de la naissance, celles qui filent dans leur grotte : http://grenier2clio.free.fr/grec/pic/parques.jpg notre destin à nous, pauvres humains coincés entre la naissance et la mort, mais qui peut-être ne faisons que nous rêver...
CJ

Parayre

@Véronique : merci de tout coeur pour vos messages compréhensifs, aussi indulgents qu'attentifs !

Philippe comme moi, pardon cher hôte de m'associer à vous comme le fait notre chère Véronique, nous ne risquons pas la chute dans le néant : nous avons des ancrages.

Beaucoup en manquent, d'où l'urgence d'un conservatisme les réinstallant au centre de leur monde en ralentissant les bulldozers de la pseudo-modernité.

Le conservatisme n'est pas un absolu ; en de certaines époques, le parti du mouvement est le meilleur ; en d'autres, il faut hâter le cours de l'évolution.

La nôtre est si mouvante qu'un adulte n'y retrouve pas les traces de ses souvenirs d'enfant.

Conserver devient un impératif catégorique pour qui récuse la barbarie de l'évanescence.

Sur le fil de l'instant, le "moi" le plus funambule finit par trébucher : c'est la mémoire qui octroie un sens au présent ; or la technique n'a de cesse de l'éradiquer, du passé elle fait table rase, comme dans la chanson : un lieu, un rite, un souvenir préservés, ce sont autant d'espaces soustraits aux appétits des promoteurs, autant de plages de temps gaspillés selon la logique du marketing.

Conserver, c'est refuser l'échéance de la pollution, vaincre les petites morts de la dépossession, qui rendent la vraie mort si affreuse.

Au fond, le conservatisme est un ressort commun à toutes la âmes - et le foyer de toute culture.


Le manichéisme technicien oppose le changement à l'immobilité. Faux. Le contraire du changement, c'est l'éternité.


Cette précieuse évidence, la "droite" la traîne depuis plus de deux siècles comme une malédiction, elle a eu le conservatisme honteux, ou bien elle l'a réduit à ses acquêts sociaux. Il serait temps qu'elle redevienne la vigie de notre mémoire, le porte-étendard de nos valeurs et le garde-fou d'une certaine douceur de vivre, qui rime avec lenteur et rejoint le combat écologique dans un même refus de la banalité.


La "droite" à laquelle j'aspire, avec d'autres, trouvera-t-elle le courage de lâcher les jeunes d'Artagnan des générations à venir sur les toboggans d'une aventure?

Produire est une nécessité, pas une fatalité.


Saura-t-elle rompre avec cet économisme de taupe qui infeste l'air du temps, partager le travail et offrir aux ardeurs d'autres débouchés que l'hystérie compétitive ?


La Pologne manque d'Henri III, la Roumanie d'entrepreneurs, l'Afrique de profs et de médecins, la France d'amoureux, de preux, de philosophes.

Patrick Marguillier

Le visage reflète souvent l'âme de l'individu, son état intellectuel et ses ingratitudes. La hauteur de l'homme et sa pseudo virilité n'y changeront rien.
Monsieur Zemmour a un physique ingrat. Le physique de ses turpitudes.
Monsieur Zemmour mérite-t-il du réactionnaire ? Sans nul doute, mais si le terme me semble en partie inapproprié
et n'est sans doute pas flatteur, le décochage de ses fléches usées montre un manque de maturité, dénote d'un esprit peu ouvert, peu fluide, et une intolérance
presque psychotique que l'on ne tente même plus de cacher par quelques bons mots.

Réactionnaire et réaction, les causes à effets de serre en mode Zemmour, freluquet agité agitateur loin d'une droite moderne, évoluée, soulignant ou accentuant les intolérances désuètes d'une vieille
droite dont je considère les raisonnements comme contre-productifs la plupart du temps.
Reculer pour mieux reculer encore. On pourrait rétablir la roue, la question, voir s'il n'existe pas encore quelques "nouveautés" dans ce monde qui ne correspondent pas aux sens de la virilité du micro-dictateur télévisuel ?
Quand le parler vrai devient du parler inutile... une fois de plus... ou est-ce du parler acide ? amer ? du parler issu
d'une multitude de frustrations ?
La virilité peut être aussi ridicule que la féminité, mais la virilité a depuis bien longtemps, plus de cadavres dans les placards, d'erreurs fatales et de morts sur la conscience que la féminité.
Puis il n'y a pas de règles établies par une entité supérieure ou la nature pour les hommes, il n'y a que des règles, des tyrannies, faites par des hommes et subies par d'autre. Tel est l'oeuvre du réactionnaire, seigneur saigneur manoeuvrant le hachoir de la pensée unique avec promptitude sans apporter la solution saine, compréhensible, moderne...

 Cactus Saves Our Soul ?

"Parce qu'on est Président de SOS-Racisme, on aurait le droit de dire et d'écrire n'importe quoi ?" nous décontez-vous tel le chat perché !
non non d'ou mon appellation contrôlée plus bahhh !
sinon :
"Dans réactionnaire, il y a réaction, bravo Marcel." nous conte Francis !
un bon point, là !

je rajoute juste !
"Dans réactionnaire, il y a ion"
ne reste plus qu'à rester positif, c'est tout !

Ludo Lefebvre

@Patrick Marquillier,

Ainsi donc un procureur n'est qu'un culpabilisateur et Zemmour manque de maturité, que dire de ses vis-à-vis et vous trouvez que ce sont eux qui n'ont pas l'esprit ouvert...

Vous ne seriez pas un peu de gauche ?
C'est-à-dire dans le préjugé de l'autorité, la diabolisation de l'esprit opposé, la liberté d'expression inique qui interdit les autres. Voici trente ans qu'on parle vrai comme vous, que ce parler vrai dissimule bien des sujets.

Zemmour n'a pas toutes les qualités, loin de là, mais c'est le seul qui fasse encore des analyses à contre-courant à la télévision. Les autres, nous ne les entendons pas, il a au moins ce mérite.
Un procureur décide aussi de la poursuite d'une enquête, représente le peuple français, l'intérêt de la société, il est amené parfois à requérir en faveur de la défense en son âme et conscience, il y a de multiples autres facettes à cette profession que vous ne mentionnez pas pour mieux caricaturer, après tout pourquoi pas, mais mentionnez-le tout de même.
Être respectueux ne veut pas dire courber l'échine, je ne vois pas le rapport entre l'irrévérence et la soumission. Sommes-nous tenus d'insulter pour affirmer une désapprobation, de faire allégeance pour confirmer une approbation ?

Vous avez voulu prendre de haut les contributeurs de ce blog, leur faire une leçon de chose, je ne suis pourtant pas convaincu.

Patrick Marguillier


@ Ludo Lefebvre

"Ainsi donc un procureur n'est qu'un culpabilisateur"

Qui donc a parlé d'un procureur culpabilisateur ? Où ? Dans quel texte ? Pas dans les miens...

"et Zemmour manque de maturité..."
C'est le moins que l'on puisse dire, mais il n'est pas le seul à avoir des problèmes avec les femmes, et les femmes ont tout autant de problèmes avec les hommes (et c'est assez gratiné), mais exposent-elles avec autant de médiocrité malséante et nauséeuse leurs griefs ? Et pourtant il y aurait largement matière ! Comme le soulignait un précédent message, Zemmour n'est qu'un "pantin" que le gauchiste binoclard Ruquier utilise pour ridiculiser la droite auprès de sa cour et lui donner une image rétrograde.

"Vous ne seriez pas un peu de gauche ?
C'est-à-dire dans le préjugé de l'autorité, la diabolisation de l'esprit opposé, la liberté d'expression inique qui interdit les autres. Voici trente ans qu'on parle vrai comme vous, que ce parler vrai dissimule bien des sujets."

Je suis tout de même un peu mieux qu'être de gauche, la gauche me fait pleurer tant elle est devenue servile, vide, sans idéal, en un mot pitoyable. Je suis un zeste anarchiste et essentiellement humaniste.
Le préjugé de l'aurorité ? Heureusement pour moi, je n'ai jamais considéré avoir besoin d'une "autorité" passé l'âge de 12 ans... Plus particulièrement quand cette autorité n'est pas un exemple ou se comporte stupidement depuis des siècles, massacre les hommes par le biais de ses guerres et l'absence de ses intelligences quant à la diplomatie et ses capacités à convaincre par la justesse de ses propos.
Un guide, un père, j'ai renoncé à l'Etat mais je crois qu'on peut avoir confiance dans certains magistrats dans l'application du juste et au-delà dans certains hommes même s'ils ont dévié de leur propre idéal pour en endosser un qui n'est pas tout à fait le leur.
Gauche droite n'a guère de sens, tout homme a la notion du bien et du mal, de la douleur ou du bien-être, il n'est nul besoin d'adhérer à un parti (pris) pour concevoir cela...
"ne fais pas aux autres ce que tu voudrais pas que l'on te fasse" est dèja une politique, et j'ajouterais "va jusqu'au bout de tes idées !"

"Zemmour n'a pas toutes les qualités, loin de là, mais c'est le seul qui fasse encore des analyses à contre-courant à la télévision"

Je ne peux me résoudre à appeler les propos de concierge de Zemmour des "analyses" découlant de ses propres frustrations.
J'appelle ça de l'incontinence verbale.

"Un procureur décide aussi de la poursuite d'une enquête, représente le peuple français, l'intérêt de la société, il est amené parfois à requérir en faveur de la défense en son âme et conscience...."

Je ne vois toujours pas pourquoi vous insistez à propos d'un procureur...
Nul ne tente de "juger" le procureur, ne mélangeons pas les fonctions d'avocat général et de procureur.
Ils peuvent être aussi estimables l'un que l'autre, loin de moi l'idée d'intenter un procès en sorcellerie à un magistrat, et encore moins à monsieur Bilger culpabilisant un Emile louis déjà coupable du pire, l'enfoncer dans sa culpabilité est une bien piètre conpensation pour les victimes encore vivantes, mais si elle est piètre ce n'est pas de la faute de monsieur Bilger mais des législateurs qui ne laissent pas d'autres alternatives que de tenter de parler "vrai" à un "fou" pour qu'il prenne conscience de ce qu'il a généré, je considère que la position de monsieur Bilger dans ces instants doit être désespérée.


".. il y a de multiples autres facettes à cette profession que vous ne mentionnez pas pour mieux caricaturer, après tout pourquoi pas, mais mentionnez-le tout de même."

Qui l'ignore hormis l'inculte ? La personne qui ne met de valeur à rien ? Tout homme et femme ont une valeur, et au moins une ou quelques qualités.


"Être respectueux ne veut pas dire courber l'échine, je ne vois pas le rapport entre l'irrévérence et la soumission. Sommes-nous tenus d'insulter pour affirmer une désapprobation, de faire allégeance pour confirmer une approbation ?"

Je ne manque de respect qu'à la brutalité, aux va-t-en guerre, aux assassins, aux violeurs, à ceux qui terrorisent femmes et plus faibles, aux dictateurs, aux terroristes d'Etat qui usent et abusent du "pouvoir" mais jamais aux hommes de bien. Ca ne m'est encore jamais arrivé. Avant de parler de profession et d'exercice, parlons d'homme, derrière toute profession de magistrature ou de politique il y a des hommes, des hommes pas toujours sains mentalement parlant, mais je n'oublie pas les autres. Il y a des gens épris de justice (on les trouve plus à mon sens dans la magistrature ou dans le peuple que dans la politique).

"Vous avez voulu prendre de haut les contributeurs de ce blog, leur faire une leçon de chose, je ne suis pourtant pas convaincu."

Là encore, que je crains que vous ne vous égariez....
je serais fort mal placé pour prendre de haut qui que ce soit et ça ne me viendrait, à vrai dire, même pas à l'idée, je n'aime pas perdre mon temps à ces petits jeux inutiles.

Mossieur Resse

J'ai fait écho à cette note sur mon blog, et je me réjouis de découvrir le vôtre à cette occasion. J'y reviendrai !

Ferraille

Cela fait froid dans le dos de se faire traiter de « réactionnaire ». On sent déjà le vent glacé du Goulag. Car ce mot, de réactionnaire, est connoté : le progrès auquel on réagit, c’est celui du matérialisme historique, la grande roue du socialisme, et le grand effroi stalinien. Zemmour réac ? Peut-être. Mais Sopo… rifique à coup sûr : opium de l’antiracisme, et même Sopo… sitoire, qui veut s’introduire dans tous les discours. Sopo qui risque de se noyer dans sa salive.

Ludo Lefebvre

Je suis globalement d'accord avec vous Patrick !

Patrick Marguillier

Je ne peux me m'empêcher d'y revenir à ce réactionnaire, il m'obséde, je vais donc en découdre.
Dans le fond, qu'appelle-t-on réellement un "réactionnaire", le terme me paraît surfait tout à coup, un décalage d'époque, quelque chose d'intemporel, assis que je suis, confortablement, écrivant sans heurts, ni violences internes ou externes...
Pour moi le réactionnaire dans toute sa splendeur évoque un homme aveugle, presque bestial, sans humanisme, et dans tout les cas brutal.
C'était la définition que l'on donnait à cet adjectif dans ma jeunesse.
Le réac était celui qui maniait la torture ou la matraque avec virtuosité et souvent aveuglément, le but étant d'arriver à ses fins coûte que coûte, les mercenaires etaient considérés comme réacs, les CRS tapant sur des gamins étaient considérés comme réacs, Charles Pasqua était considéré comme réac, la perception s'est déformée, je ne considére pas qu'un homme de droite est forcément réactionnaire, heureusement.
Le goût de l'argent n'est pas en rapport avec la réactivité violente. Le libéralisme non plus. Ce ne sont que des sens économiques. Une vision peut être assez limitée car rarement assortie à l'ensemble du tissu social, une vision souvent individualiste.
Pour moi le réactionnaire est une sorte de militant du Ku klux klan prêt à pendre le premier homme de couleur venu si ses intérêts l'exigent ou par simple plaisir, le réactionnaire est raciste, à la fois paternaliste et brutal dans le verbe, brut, sans concessions et n'a généralement aucun sens de la finesse ou de la diplomatie qui heureusement ménent le monde aujourd'hui.
Le réactionnaire est un psychopathe, il est dangereux, jaloux, mesquin, il torturera volontiers et prendra un certain plaisir à le faire, il est sadique par définition et peu évolué.
Un jeune reactionnaire est souvent frustré et a de mauvais rapports avec les femmes.
Il fait toujours passer ses intérêts ou les intérêts d'un groupe s'ils rejoignent ses ambitions propres. Pour aboutir, il est capable des pires alliances, il méprise la justice qui ne lui convient pas mais s'il est a un poste clé dans la justice, il sera le plus dur des magistrats.
Il est évidemment pour la peine de mort (sauf s'il s'agit de lui), il n'hésitera jamais à mentir à la justice pour ne pas être condamné, il fera pression par la menace et pire si besoin est sur les temoins à charge s'il en a l'occasion.
Le réactionnaire n'est pas intelligent mais il est vicieux, tortueux, rusé, combinard,
Sujet à des pensées morbides, il a rarement le regard droit sauf pour le réactionnaire rodé, il se dissimile souvent derrière un accent bon enfant, à l'écouter quand il a de l'expérience, il n'utilise que les verbes qui font plaisir à celui qui l'écoute, il sait enrober la vérité, la manipuler pour atteindre nos plus grandes peurs et les muer en un avenir rassurant, plein de promesses au point que l'on en arrive à être presque en accord avec lui sur toute la ligne car il sait tout justifier. Il sait être paternaliste, les psychopathes utilisent la tromperie, le déni et l'imitation plus par instinct que par intelligence.
Le réactionnaire peut être sous n'importe quelle étiquette politique, Bush est un réactionnaire évident, il est de droite, mais Poutine est aussi un réactionnaire et il a des penchants communistes, Kim Jong-il de Corée du nord est communiste mais dans ces trois cas, vous aurez noté qu'ils servent plus leurs propres intérêts dans toutes leurs manoeuvres politiques que la communauté internationale dont ils font fi, ils font généralement fi de toutes les recommandations sensées.
Le réactionnaire, une fois approfondi perd ses étiquettes politiques. Il sera du bord qui sert le mieux ses ambitions car le réactionnaire est avant tout individualiste.
Je considére comme réactionnaire une personne dans un état de déséquilibre permanent psychotique qui a conscience néanmoins des choses qui l'entourent mais il lui arrive souvent de perdre toute retenue.
J'ai toujours pensé que tout homme amené a des fonctions publiques importantes devrait être soumis à examen psychiatrique avant d'avoir la possibilité d'exercer, si on avait procédé ainsi pour Hitler avant que...
et bien d'autres encore...
La visite médicale est obligatoire pour un simple employé de bureau.. même pour un éboueur elle l'est ! Alors ?

Patrick Marguillier

@ Ferraille

Je crois que s'arrêter à la tartine de Sopo, c'est alimenter sa suffisance, je viens de relire son prêcha dans le monde, c'est inconsistant à souhait, argumenté avec des vieux clichés éculés, Zemmour n'est qu'un caniche mangeant à tout les rateliers, vulgaire ou pas très finaud admettons, mais réactionnaire fallait oser !
... le temps qui passe, la peur... Sopo parle sans doute plus pour lui que quiquonque tant la description textuelle ressemble à un vécu que nul ne saurait écrire si pas directement concerné...
Quant au prétendu racisme au sujet de Rachida Dati c'est à tomber à la renverse !
A la moindre critique, vlan, racisme, il confond l'art de pratiquer la démocratie avec ses obsessions ras l'front.
Je n'aime pas Zemmour parce que c'est un imbéc... imbu de sa personne sans argumentation profonde, sincère, du même style que Fogiel, qui nous resservent régulièrement les même sauces anti machin et anti truc pour être soi-disant anti-conformistes, se distinguer d'une masse soumise à une pensée unique, allant jusqu'à utiliser le jocker fatal : "je suis un rebelle", ne pas dire ce que tout les moutons disent, le problème c'est que ces nouvelles moutonnades on les a déjà entendues maintes et maintes fois et comme disait Coluche, ça ne fait pas avancer le chmilblick.
Qu'on me dise que Ben Laden est un rebelle, le crétin qui pique des scooters dans sa cité, je veux bien, mais Zemmour ou Sopo... juste de l'audimat populiste de bas étage.
Ca fait deux fois que je tombe à la renverse là !

Ferraille

M. Marquillier,

Sur ce que vous dites, deux commentaires :

1) Vous semblez décrire la « réaction » du « réactionnaire » comme un phénomène nerveux. « Réactionnaire » signifierait « impulsif », un personnage réactionnaire serait quelqu’un de grossier et de violent, il réagirait au quart de tour sans réfléchir et procèderait toujours avec brutalité. Alors que l’homme civilisé, lui, prend de la distance. Il ne réagit pas impulsivement. Il prend le temps de réfléchir.

Si l’on vous suit, cet homme réfléchi, on pourrait, par opposition au réactionnaire, l’appeler un « actionnaire ». L’actionnaire est l’homme qui agit avec réflexion, au même temps que son esprit, alors que le réactionnaire, lui, réagit au quart de tour.

Cependant, cette définition de « réactionnaire » n’est pas celle que je retiens, pas plus, à mon avis, celle que retiennent tous ceux qui emploient l’expression de réactionnaire dans le débat public.

Je me permets de citer la définition du Robert pour Réaction (attention au risque de polémique sémantique !) : « Mouvement d’idées, action qui s’oppose au progrès social issu des principes de la Révolution, et vise à rétablir des institutions antérieures. »

Le réactionnaire est donc en général un personnage réfléchi, mais ayant une opinion contraire au progrès social issu de la Révolution.

Or, « réactionnaire » est aussi une expression dévoyée. Les Révolutionnaires n’ont pas été que les défenseurs et les bénéficiaires d’un progrès social, mais aussi des brutes sanguinaires et profondément mauvaises, en France, comme en Russie ou ailleurs.

2) Pour les pantins de la télé, cela fait longtemps que j’ai choisi d’autres passe-temps que le spectacle de guignol.

yves duel

Tudieu, votre billet va trop loin trop vite, me semble-t-il ! On peut se contenter d'être snob sans être réac - mon côté futile !

Mais surtout cette "réaction" de ma part pour vous arracher des mains Cyrano. Ah non ! Réactionnaire ? Vous abusez !

:-)

Maxou

En plus d'être sexiste et homophobe, Zemmour, à qui je refuse de donner du monsieur, a affiché son racisme anti-noir ce week-end sur les écrans de i-télé, dans l'émission "ça se dispute". Il y a mieux, comme icône, M.Bilger, pour défendre, si besoin est, les réactionnaires !

CROCO

Zemmour et d'autres ne font que renouer avec de très vielles lunes. Il y a, comme cela, des poussées.

Pour ce qui est des féministes, l'intérêt est justement qu'elles arrivent sous des formes très diversifiées : d'où le malaise sans doute.


Je ne peux toutefois pas m'empêcher de mettre une citation rappelant la dernière poussée ...


GOEBBELS EN 36

"Si l’on regarde le déclin de ces dernières années, nous devons arriver à la conclusion terrifiante que moins les hommes ont voulu agir comme tels dans la vie publique, plus les femmes ont succombé à la tentation de jouer le rôle des hommes. La féminisation des hommes mène toujours à la masculinisation des femmes. À une époque où toute idée de vertu et de détermination a été oubliée, il ne faut pas être surpris que l’homme perde graduellement son rôle dans la vie, la politique et le gouvernement, au profit de la femme.

dekimpe

Zemmour a affirmé à propos de la télé : je vais aux putes et je l'assume...

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