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« Une justice de couleur | Accueil | Un but en traître ! »

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Voici les sites qui parlent de Du sens à l'Ouest ! :

Commentaires

J'ai vu cette nuit un reportage sur Fleury-Mérogis. Il y eut un passage sur le quartier d'isolement. Un homme devait passer dix jours au mitard pour avoir traité une surveillante de grosse vache.
Le plateau-repas était distribué par une ouverture placée juste à côté de toilettes à la turque qui étaient bouchées. Mais pire, bien pire encore, l'homme en question était dans un isolement total, pas une âme à qui adresser la parole, pas de télévision, de lecture, de fenêtre.
Je fus, par empathie involontaire, saisi d'une insupportable angoisse. Comment pourrais-je tenir à sa place pendant dix jours soit 240 heures, avec cet affreux vide sans devenir fou, me pendre ?
Et encore, je travaille de nuit et seul ; à une époque de ma vie, le mal-être, suite à ces années de viol subies, que je ressentais, a fait fuir ma famille, mes amis, mes amours. J'aime m'isoler pour méditer, je suis donc un habitué.
Quel mauvais univers que celui carcéral, pourrions-nous dire en guise de lapalissade, mais côtoyer au quotidien la maladie mentale qui n'est pas traitée, la violence, le désespoir, la fourberie, l'enfermement... Qui peut sortir indemne d'une telle expérience ?
Je continue malgré tout et surtout de conserver mes positions quant à une nécessaire mise à l'écart de ceux qui détruisent la sérénité de la cité en volant, tuant, frappant, violant...
Cette iniative de "Ouest- France" est naturellement à accueillir avec toute l'enthousiasme qu'elle mérite.

Oui, louable intention qui mérite le respect… tirer vers le haut…
Mais pourquoi ne pas aller plus loin…
Au lieu de faire le journal qui parle des gens, faisons entrer les gens dans la prison.
Ouvrir plus facilement les portes aux citoyens qui désirent entrer pour rencontrer ceux qui sont à l'intérieur, afin de leur manifester les qualités qui leur ont fait défaut. Commençons par leur famille, leurs amis, leurs relations et mettre moins de tracasseries pour les associations qui désirent œuvrer pour leur réinsertion.

"De fait, les détenus ne sont pas des sous-hommes mais des hommes qui ont failli. Il faut leur rappeler l'une et l'autre de ces évidences."

Déjà pour leur rappeler, il conviendrait de ne plus dire "détenus", car c'est déjà les enfermer à double tour dans leur déchéance.
On ne dit pas ivrogne, mais "personne sous la dépendance de l'alcool".
On ne devrait pas dire "détenu", mais "personne détenue"
C'est comme ça qu'on tire vers le haut en les nommant par leur condition d'homme et non par leur statut d'a-social.

Cordialement

Pierre-Antoine

@ Philippe Bilger

"De fait, les détenus ne sont pas des sous-hommes mais des hommes qui ont failli. Il faut leur rappeler l'une et l'autre de ces évidences"

..."Un humaniste"
Voilà ce que je répondrais si un jour on me demandait comment je perçois l'Avocat Général Philippe Bilger.

Si la société voulait réellement traiter les détenus comme des êtres humains et non comme des "sous-hommes", elle commencerait par améliorer les conditions de détention (nombre de détenus par cellule, hygiène, travail) et n'attendrait pas après quelques initiatives individuelles, certainement très louables, pour rendre un peu d'espoir dans les prisons.

Oui, je ne sais plus qui a écrit qu'il faut s'adresser aux gens tels qu'ils pourraient être si leurs qualités prenaient le dessus sur leurs défauts et non les "juger" en ne voyant que leurs faiblesses.


La main tendue n'a jamais été que la meilleure solution en général.
Tourner le dos est parfois pire que la violence des maux (mots).
La presse doit vivre pour tous.
OK avec vous, Philippe !
A+

Commentaire en deux parties vu que le robot du Blog ne semble plus apprécier les longueurs:

N°1:
«Je songe au maître de l'art équestre Bartabas, fondateur du cirque Zingaro, qui n'a rien trouvé de mieux, selon le Figaro, que de dévaster le mobilier du bureau du directeur de la Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France et le hall de l'organisme, pour un problème de subvention. Il y aura des suites judiciaires mais là n'est pas l'important. Ce qui me dépasse, c'est qu'un Bartabas, loué habituellement au-delà de la mesure et peut-être à cause de cet excès, s'abandonne à ce comportement de voyou. L'encens déversé lui est monté à la tête.»

Ah la la quel dommage ! Moi qui aime tant et les chevaux et les cavaliers et la culture tzigane ! Quel comportement désolant et qui porte préjudice aux uns comme autres.
Ça me rappelle un certain nombre d'événements dont je ne peux pas faire part sur un blog et qui font néanmoins que je suis très bien placée pour comprendre les sentiments qui ont pu animer Bartabas, tout aussi bien placée pour désapprouver néanmoins sans réserves ce type de réaction puisque j'ai rêvé - mais seulement rêvé - de pouvoir faire la même chose, et encore très bien placée pour rendre les pouvoirs publics attentifs à une gestion de l'attribution des subventions telle qu'une brusque restriction non préparée ne risque pas de générer un sentiment d'anéantissement pur et simple et du travail accompli sur de longues - ou même moins longues - années et des nombreux emplois afférents, ainsi que d'injustice eu égard à la gabegie qui peut s'observer par ailleurs.

Maintenant il faut aussi savoir que certains comportements peuvent faire naître de la violence jusques et y compris, et donc de façon provocatrice et très perverse, chez des personnalités qui ne sont pas spécialement violentes au départ, et qu'il faut une satanée maîtrise de soi pour ne pas y céder. - Mais pour savoir choisir entre les longueurs de temps de la patiente Justice et la force et la rage de la réaction immédiate, il est vrai qu'il n'est parfois pas inutile d'avoir des lettres… même si l’on sait que la justice sera rarement au rendez-vous !! -
Lorsque les comportements visés ci-dessus sont le fait de fonctionnaires qui abusent d'une position dominante qui est celle de l'agent de l'Etat vis-à-vis de l'administré en général ou du justiciable en particulier, je suis d'avis qu'ils doivent en être eux aussi sanctionnés, car le plus coupable n'est pas nécessairement celui qui cède à la provocation, mais celui qui suscite sciemment de la violence chez autrui, en se croyant bien à l'abri de son guichet, de son bureau, de ses dossiers sous le coude, de ses locaux ou d'une façon plus générale de sa fonction et des articles du code qui la protègent, ou bien encore celui qui l'exerce avec une désinvolture et un manque de respect de la personne d'autrui qui sont véritablement coupables !
Je me permets de souligner le fait ayant été le témoin abasourdi de comportements totalement hallucinants quand on sait de qui ils étaient le fait, où et pourquoi ils se sont produits. [Je précise qu'il ne s'agissait pas de magistrats bien sûr].

N°2 - tentative sans les liens hypertextes initiaux:
«Comme la société s'enrichirait, sur un plan général, si chaque citoyen avait son journal de chevet !
Et lisait tous les autres. »

Ha ha ha ! Surtout en effet !
Ceci dit il est possible de lire la presse japonaise en anglais, idem pour l'audio-visuel. La NHK bénéficie de présentateurs en langue étrangère qui sont remarquables. ça présente même un intérêt comparatif de regarder le même journal télévisé en version japonaise et en version anglaise, a fortiorti de s'intéresser à la manière dont, plus proches de nous, les Allemands commentent la même actualité.
Par ex. sur RTL qui existe en version française, allemande et luxembourgeoise... Pour les gens pressés il y a ‘Karambolage‘– avec un K- sur Arte : «Un mot, un objet, une image, une coutume, une onomatopée : à travers Karambolage, ARTE se penche sur les particularités de la culture quotidienne française et allemande. Des regards à la fois critiques et pleins d'humour qui décryptent nos habitudes et nos comportements » peut-on lire à son propos.

J'ai pris contact avec deux surveillants de la MA de Rennes et il semble que la situation soit tout de même beaucoup moins idyllique que celle décrite dans l'article de Mme Santi...

Le journal est effectivement distribué par les surveillants mais en général ce journal finit consumé dans les grillages, ou bien sert pour s'asseoir dans la cour de promenade... enfin, très très peu de détenus le lisent réellement.

Quant à ce qui est suggèré dans l'article sur la recherche d'emploi par les détenus via les offres d'emploi du journal, il ne faut pas rêver, sans une aide extérieure ou des services du SPIP, il est pratiquement impossible pour un détenu de trouver du travail seul depuis la prison.

L'initiative de Ouest France apparaît donc aux surveillants plutôt comme un gros coup de pub pour le journal mais dont l'utilité est extrèmement limitée pour les détenus qui se contrefoutent royalement des résultats du concours de belote de Saint Sornin sur Goufaille...

Les précisions apportées par Mussipont dans son commentaire me paraissent plus proches de la réalité que l’article du Monde.

La lecture quotidienne d’un journal est une pratique qui relève d’un rapport aisé et habituel à l’écrit et à la lecture. Cela ne se fait pas sans une sensibilisation accompagnée. Fournir, même gratuitement, un journal ne suffit pas pour faire des lecteurs.

Les bibliothèques dans les centres pénitentiaires me semblent être les mieux à même pour susciter un désir et un intérêt pour la presse écrite.

Qu’en est-il des espaces presse dans ces bibliothèques ? Comment sont évalués les besoins éventuels des détenus ? Comment sont financés, organisés et encouragés les mises à disposition de magazines ou de quotidiens ?

Il y a tout de même un terrible paradoxe à donner sur un plateau un bien à un individu chez qui l'on veut réprimer la tendance à se servir chez les autres comme si tout devait lui être servi sur un plateau (je parle du type de condamnés de droit commun dont on conviendra que c'est notamment à son propos que la question de la récidive se pose).

Et si la presse doit être gratuite pour le condamné, est-ce à dire que l'honnête homme, lui, doit payer une fois de plus pour le fauteur de trouble social ?

Une telle démarche me semble loin d'être anodine, je ne suis guère certain qu'on en mesure tout à fait les incidences à long terme.

Quant aux bienfaits de la lecture de la presse, remarquons qu'ils sont parfois contestés, qu'il est parfois préférable de ne pas savoir que d'être trompé.

Pour ceux qui ne sont pas convaincus...
Si un seul détenu devient lecteur, c'est peut-être déjà un homme ou une femme de sauvé.
Bonne année aux lecteurs de blog et de journaux !

Je n'ai pas de journal de chevet car les journaux salissent les mains mais je lis attentivement votre journal, toujours pertinent, quelquefois paradoxal , mais permettant le commentaire.
S'il vous plaît, poursuivez en 2008 ; vous lire ainsi que vos commentateurs est revigorant comparé à la souvent médiocre production journalistique d'aujourd'hui.
Avec mes meilleurs voeux.


***
* *
***

Afin de terminer l’année 2007 par une bêtise, voici une petite blaguounette à l’intention de monsieur Bilger :

« Combien un avocat général a-t-il d’étoiles ? 2 ; 3 ; 4 ; 5 ? …………
dans les yeux »

Une année se meurt, vive l’année 2008


Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année monsieur, madame Bilger

Bonne année, bonne santé,
Beaucoup de joie et de bonheur,
Plein de tendresse à toutes et à tous,
Pour chacun heureux souhaits.
Que 2008 inspire encore notre magistrat hôte
Fasciné par les chapeaux Fontenay
Par une journaliste d’une certaine chaîne
Par une miss qui est dite « France »
Magistrat phagocytant la presse
Qu’il veut pour cause d’indigestion
De ce pas distribuer en maison

Bonne année à Dame Véronique, aux trois Catherine, à l’enseigneur Cactus, à sbriglia, à Ludo Lefebvre, à Marcel Patoulatchi, à Bernard 1, à Jean-Dominique Reffait, à Bulle, à Mussipont, à Pierre-Antoine, à Calach, à toutes et à tous heureux intervenants de ce blog, trop nombreux à citer....

A l'année prochaine, peut-être.

Le pétage de plombs de Bartabas est tout à fait bienvenu.

Ce genre de dérapage est très utile, en effet, pour révéler, à ceux qui l'ignoreraient, la perversion morale et politique qui est sous-jacente dans le comportement et les revendications de la plupart des "artistes" subventionnés français.

Habituellement, ils ne cassent pas les meubles. Habituellement. Ils font partie de l'élite. Ils se contrôlent. Mais ils n'en pensent pas moins.

L'Etat leur doit de l'argent. Ils ont décidé d'être artistes, ils disent qu'ils sont artistes, tout le monde leur dit qu'ils le sont. Cela seul justifie que leurs concitoyens les financent sans poser de questions. Il ferait beau voir qu'on leur refuse des subventions. C'est la moindre des choses. C'est un droit de l'homme. Et encore, l'Etat devrait dire merci au moment de payer.

En pulvérisant le mobilier qui appartient aux Français dont il réclame l'argent, en se comportant comme un voyou face au représentant de ses 60 millions de concitoyens, Bartabas ne fait que montrer le fond de sa pensée, la réalité de sa personnalité.

Et nous renseigne par là sur celle de milliers de ses collègues, dont toutes les déclarations publiques démontrent qu'ils sont sur la même longueur d'onde que lui.

Quand les intermittents du spectacle sabotent des représentations où se produisent des gens mille fois plus talentueux qu'eux, mille fois plus travailleurs, mille fois plus dignes, quand ils insultent les spectateurs qui les font vivre, quand ils réclament le droit d'être payés à ne rien faire par des caissières de supermarché et des serveurs de McDo qui s'échinent à travailler du matin au soir, quand ils manifestent en portant des pancartes où est écrit ce seul mot: "Moi", ils ne font pas autre chose que Bartabas, avec son caprice de sale gosse mal élevé, pourri-gâté par l'Etat-maman.

Quand Ariane Mnouchkine fait mine de refuser la chaire qui lui est offerte à l'EHESS, sous prétexte que sa nomination est signée par Nicolas Sarkozy, pour finir par accepter quelques heures plus tard, insultant ainsi la totalité des Français dans la personne du président de la République, crachant sur l'institution publique, payée par tous ses concitoyens, dont elle accepte l'emploi, le tout bien entendu sans songer une seule seconde à s'excuser, elle se comporte comme la représentante d'une race supérieure à qui tout est dû et qui n'a de comptes à rendre à personne.

En gros, comme des cheminots grévistes de la CGT, mais en plus arrogant et en plus prétentieux.

Si ces gens-là devaient dépendre entièrement, pour leur gagne-pain, de la bonne volonté du public qu'ils prétendent servir, ils ne se comporteraient sans doute pas comme des racailles.

Je ne vois pas très bien la différence entre ces gens-là et une racaille estampillée comme telle, qui un jour se plaint que l'Etat ne lui offre pas une bibliothèque au pied de son immeuble, le lendemain brûle la bibliothèque en question, et le surlendemain se scandalise qu'il n'y ait pas de bibliothèque dans sa cité.

Ou plutôt si : la racaille officielle, estampillée, trademark, a tout de même quelques excuses, étant reléguée à vie dans son ghetto. Même si je suis vigoureusement opposé à l'idéologie de l'excuse sans cesse touillée et resservie par les gauchistes, force est de constater que les Bartabas, les Mnouchkine et les autres ne peuvent même pas s'en prévaloir, eux qui ont le privilège de faire un métier de rêve et de bénéficier de l'adulation des médias.

Il est grand temps de réduire de façon radicale les fonds publics dévolus à la culture dans ce pays, qui nourrissent une caste de parasites ausi dispendieuse que récriminatrice.

De cette façon, on éviterait ce genre de crise de nerfs à la Bartabas, on augmenterait le pouvoir d'achat de la majorité des citoyens de ce pays qui n'ont pas l'insigne privilège de se prétendre artistes, et seuls pourraient exercer cette profession ceux dont le public reconnaîtrait le talent en leur donnant son propre argent, durement gagné.

Le comportement de Bartabas doit être sévèrement puni mais qu'en est-il du syndicat de droite la FNSEA qui avait saccagé le bureau de Voynet alors qu'elle était ministre de Jospin ?
Deux poids deux mesures encore une fois...

Bonne année à tous.

Pour cette occasion, sur you tube, quelques fleurs :

Flowers 2 Tchaïkovski

Marie 2008

@ Bulle

Ce n'est pas que je ne suis pas convaincue par l'initiative de Ouest-France.

Je pense seulement qu’il est très difficile de susciter le désir et le goût de la lecture.

L’initiative de Ouest-France, au demeurant très louable, est incomplète si elle ne s’accompagne pas d’un apprentissage pour certains de la lecture et d’une réelle sensibilisation pour d’autres à ses vertus qui pacifient.

Il y a un témoignage fin et sensible de Philippe Claudel " Le bruit des trousseaux " sur son expérience d’enseignant en milieu carcéral. On approche de près dans ce livre toute l’âpreté à laquelle on doit faire face pour partager avec d’autres ce qui pour vous, pour Philippe et pour moi va de soi.

@ Marie

Bonne année à vous et à tous ceux qui sont rassemblés par et dans la communauté de ce blog.

Meilleurs vœux à Philippe pour la poursuite de son journal intime en forme de collectif.

@Robert Marchenoir
"elle se comporte comme la représentante d'une race supérieure à qui tout est dû"

Hum ! Avez-vous déjà eu affaire au standard de l'EHESS, cette hôôôôôôôôôôôôôte graaaaaaaaaande écooooooooole?

Ceci étant, il n'y a pas que le milieu dit artiste à pouvoir prétendre être subventionné, sachant que le système qui consiste dans d'autres pays européens à mettre le pied à l'étrier - c'est le cas de le dire - puis à accompagner sur le plan de la gestion un temps défini d'un commun accord jusqu'à ce que la petite entreprise du spectacle, ou d'autre chose, puisse voler de ses propres ailes, me paraît nettement plus judicieux et représenter une technique d'investissement plus intelligente que cette technique de la serpillère qui consiste à éponger régulièrement les débordements de trésorerie des gens qui 'pétent les plombs' comme vous dites, le jour où on leur annonce brutalement que le prix de la matière première des serpillères dépasse désormais les moyens de l'Etat et qu'il leur faut se démerder avec leurs propres mouchoirs de poche !

L'univers carcéral, et l'univers du quotidien pour beaucoup, est l'occasion de tomber dans l'illettrisme même pour ceux qui ont su lire. Quelques titres d'un journal vite lus peuvent garder dans le cercle des lecteurs même très occasionnels.
J'ai participé à l'élaboration de matériel pour l'alphabétisation d'adultes dont certains avaient su lire, ou tout au moins déchiffrer enfant, et par manque de lecture en avaient perdu leurs premiers automatismes. Les extraits de journaux et leurs titres constituaient une grande partie de ce matériel. Si un seul homme ou une seule femme peut être sauvé de l'exclusion du cercle des lecteurs...


Vous écrivez : "(...)une distance entre d'une part, la culture acharnée, vindicative, rarement sereine de soi coupable et sanctionné et d'autre part, la normalité de l'univers."

Vous décrivez à mon avis très bien le processus. J'ajoute que le choc a surtout lieu après la sortie, et qu'il est dévastateur. Une sorte de "condamnation au délire" qui vous attend, quand bien même on se voudrait quitte de tout cela.

Je n'ai, pour ma part, pas trouvé la clé.

Le journal à l’ouest mais le téléphone à l’est !

La maison d'arrêt de Metz-Queuleu est à nouveau au diapason des établissements européens et les personnes détenues disposent désormais d'un PC-Phone, de son mode d'emploi et peuvent avoir un quart d'heure de crédit, ont annoncé les actualités régionales de 19heures aujourd'hui.

@olivier-p : vous écrivez "J'ajoute que le choc a surtout lieu après la sortie, et qu'il est dévastateur. Une sorte de "condamnation au délire" qui vous attend, quand bien même on se voudrait quitte de tout cela."

J'ai peur de ne pas bien comprendre ce que vous voulez dire par là, pourriez-vous être plus explicite, je m'intéresse beaucoup aux difficultés rencontrées par les personnes qui sortent de prison.

@catherine JACOB : effectivement, c'est à mon avis une excellente chose que ces PC-phone, le maintien du lien familial notamment compte lui aussi énormément dans le processus de réinsertion.

@Catherine Jacob
Je n'ai jamais eu le bonheur d'utiliser le standard de l'EHESS. Je sais uniquement que ses augustes chercheurs refusent de déménager à Aubervilliers parce qu'il n'y a pas d'arbres ni de cafés, et qu'il faut prendre un autobus après le métro. A quoi donc ai-je échappé ?

mussipont :

La culture de soi qu'on a élaborée dans son coin en taule, privé d'autres repères que le règlement, il se trouve que dehors, elle n'intéresse personne.

C'est tant mieux, évidemment. Mais pour l'individu qui se prend cela en pleine face, ce n'est pas très facile "à négocier" comme on dit chez les psys. On est au mieux décalé.

Merci Olivier pour cette explication, j'imagine que ce "choc" ne doit pas faciliter la réinsertion sociale...

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