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Tibet mon amour !

Je ne me moque pas. Je constate.

Mais après, quoi ? Certes, ce qui se passe au Tibet est infiniment grave mais on ne découvre pas la Chine, son régime, son essor économique et sa faillite démocratique. On y tue, on y emprisonne les opposants et la liberté d'expression. Alors, on s'en sort en qualifiant notre faiblesse de compassion à l'égard du peuple chinois. On commerce, les contrats se multiplient, pour les entreprises c'est une manne. Et c'est normal. Qui peut une seconde soutenir que l'absolutisme éthique est un concept opérationnel dans la vie internationale, dans les rapports d'Etat à Etat ? Peut-être conviendrait-il de cesser de se payer de mots, avant, pour être moins infidèle après ? Ce rêve des droits de l'homme miraculeusement accordés à l'intérêt national, pourquoi continuer à le lancer à la face des citoyens puisqu'on sait qu'il est impossible à réaliser ? Le courage serait d'annoncer, avant, les ambitions raisonnables et les limites, la morale relative, les élans mesurés pour ne décevoir personne, après ?

Alors, Tibet mon amour ? Bien sûr. Cela ne fait pas de mal à l'ego, à l'ego collectif, d'aller symboliquement partager des souffrances, des violences et des humiliations si lointaines en jouant un gratifiant rôle de composition : celui de combattants confortables et de dénonciateurs de façade. Pourtant, on voudrait trouver un chemin qui, entre empirisme et idéalisme, permettrait de nous regarder dans la glace du monde. Laissons de côté les cyniques froids et trop lucides, comme Claude Cheysson il y a si longtemps, et les forcenés du tocsin. Quand on entend Bernard-Henri Lévy s'échauffer sur les scandales internationaux et les atteintes universelles, on est partagé entre le rire et la compréhension légèrement forcée. On a l'impression qu'avec lui, on est toujours à la veille d'une guerre mondiale et cet excès dans l'indignation risque fort de le rendre inaudible le jour où il aura enfin quelque chose sur quoi véritablement nous alerter. Récemment, Nicolas Demorand, dans un entretien avec Henri de Sérandour, se trouvait sur cette longueur d'onde où la parole et le questionnement, occultant magiquement le réel, s'autorisaient l'utopie d'une totale et impérieuse éthique. Bernard Kouchner, lui, en dépit de l'accusation grotesque et injurieuse d'un Lionel Luca, tente, plutôt bien que mal, des compromis qui ne sont  pas déshonorants.

Tibet mon amour ! Il est clair que cela ne suffit pas à nourrir son homme, son citoyen, son solidaire. Il faut autre chose. Loin de moi l'idée sacrilège de minimiser les appels à "la retenue" du président de la République et la menace de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin. Je ne suis pas persuadé qu'ils aient le moindre effet, pas davantage, d'ailleurs, que la proposition de médiation dont on voit mal comment un Etat aussi sûr de sa force, et avec quelle arrogance, pourrait l'accepter. Je ne trouve pas du tout ridicules les comportements protestataires, à Athènes, de Reporters sans Frontières et de mon ami Robert Ménard mais leur intrépidité militante ressemble déjà, alors que nous n'en sommes qu'au début de la bataille, à des barouds d'honneur.

Boycott ou non de la cérémonie d'ouverture, les Jeux olympiques auront lieu. Porter ses efforts humanistes en amont n'interdira pas à l'aval, où la Chine triomphera, ostensiblement cachée derrière le sport international, d'exister. Pourquoi, aussi, ne pas reconnaître qu'on fait bon marché de la cause des sportifs français qui nous rapporteront, je l'espère, quelques médailles ? Je suis enclin à partager leur dépit car, dans ce débat parti du Tibet pour exploser chez nous, ils sont étrangement absents. Clairement considérés comme quantité négligeable. Pourtant, lutter pour qu'une passion trouve sa récompense tous les quatre ans n'a rien de honteux. Leur existence va se jouer à Pékin et il serait indigne de mettre en avant cette priorité, cette obligation ? Leur discours, pour une fois, quand on les laisse parler, n'a rien de vulgaire contrairement, par exemple, aux propos d'un Luc Alphand après un mortel Paris-Dakar, il y a quelques années. Le sport apparaît trop souvent comme la solution de facilité pour des responsables politiques qui y investissent leur conscience parce que celle-ci serait mal venue ailleurs, dans les sujets sérieux, dans la réalité des affaires. Le sport ou l'alibi, le coeur d'Etats sans coeur.

Pourquoi ne pas accepter cette évidence que les jeux se dérouleront et que même le boycott envisagé de la cérémonie d'ouverture, s'il offensera l'orgueil chinois, aura peu d'incidence sur la suite ? C'est dans la place que la révolte prendra tout son sens, si la situation au Tibet la justifie encore. C'est au sein même des Jeux olympiques qu'il faudra trouver le moyen de laisser s'immiscer la parole libre dans le protocole, et la flamme démocratique dans l'organisation totalitaire. Les autorités chinoises, dans tous les cas, le processus sportif lancé et leur Etat observé, ne décideront jamais de mettre fin à cet événement dont elles attendent beaucoup. Le ver doit se mettre dans le fruit. Les politiques auront tenté d'assumer leur tâche avant et brilleront peut-être par leur absence lors de l'ouverture. Mieux que rien. Mais, ensuite, ce sera aux sportifs de jouer. Les structures bureaucratiques du sport français doivent changer de discours. Il faut arrêter de laisser penser que les sportifs constituent un monde irénique, un peu niais, aseptisé, tendu vers la seule victoire au milieu d'un univers plein de trouble et de grondements. Il y a bien longtemps qu'on sait que le sport, tous les sports ne correspondent pas à cette image d'Epinal ou de Pékin et qu'il est urgent de ne plus les traiter comme des activités débiles, tout dans le corps, rien dans la tête. J'espère qu'on les invitera au grain de sable, au bruit, à la dénonciation, à l'affirmation de la morale, au rappel des droits élémentaires, à l'éloge de la démocratie. Cela n'empêchera pas les uns et les autres de gagner  s'ils le méritent. Sur le podium, s'ils ont l'honneur d'y monter, et encore plus sur la plus haute marche, ce n'est pas le poing levé qu'on attendra d'eux mais une attitude, un défi, une solidarité, une fierté qui viendront signifier au monde leur présence, leur triomphe en même temps que leur civisme. Je leur fais confiance. Les officiels, qui les encadrent, prétendent les gérer comme un troupeau de muets complaisants ou au moins neutres. Pour faire du sport, ils n'ignorent pas tout de même que de l'autre côté de l'épreuve il y a des épreuves pires à assumer et que l'allure n'est pas qu'une question de cendrée. Christine Arron et Romain Mesnil l'ont déjà admis qui ont signé un appel du Nouvel Observateur.

J'attends avec impatience les Jeux olympiques à Pékin. Politiques et sportifs, même cause mais méthodes forcément différentes. Ils vont gagner.

Alors, Tibet mon amour aura vraiment un sens.

 

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Voici les sites qui parlent de Tibet mon amour !:

Commentaires

Sa Sainteté le Dalaï Lama sera au Zénith de Nantes du 15 au 20 août 2008 pour une série de conférences et d’enseignements organisée à l’initiative de l’association Océan de Sagesse – Nantes 2008.

Est-ce que Rama Yade le recevra ?

Cher Philippe,
Avez-vous écouté T. Lévy hier soir chez F. Taddéï ? Ce dernier, que vous tenez en estime, en profitait pour dénoncer notre propre cynisme à l'égard de la violation des Droits de l'Homme dans les prisons françaises, rappelant que si l'on était plus sourcilleux sur cette question strictement interne, nous aurions plus de distance à l'égard de la Chine et peut-être aussi plus de crédit dans cette dénonciation... L'Avocat Général que vous êtes partage-t-il cette analyse ???

"...ce n'est pas le poing levé qu'on attendra d'eux mais une attitude, un défi, une solidarité, une fierté qui viendront signifier au monde leur présence, leur triomphe en même temps que leur civisme. Je leur fais confiance. "

Monsieur l'avocat général Bilger (comme dirait Laboca) vous rêvez ! A part le poing ganté levé, qui date un peu, que proposez-vous ?... Que la Manaudou enlève le bas sur le podium ? Non bis in idem... que le successeur de Caristan passe sous les haies ? Que notre lanceur de javelot l'envoie sur les officiels ? Que notre équipe de concours complet joue les Lady Godiva ? Que nos judokas arborent des ceintures roses ?...

Fugace impression, en vous lisant, que cette fois, au moins, votre tir a loupé la lucarne...

(...enfin,nous aurons découvert "irénique"... qui, ici, n'a rien d'aragonesque)

"pas davantage, d'ailleurs, que la proposition de médiation dont on voit mal comment un Etat aussi sûr de sa force, et avec quelle arrogance, pourrait l'accepter. "

La Chine l'a d'ailleurs refusée tout en en rajoutant une petite couche qui revenait à faire savoir qu'elle ne souhaitait pas de réception officielle du Dalaï Lama par la France. Autrement dit, on se mêle de sa politique intérieure, elle réplique en se mêlant de qui il nous plaît ou non de recevoir !
Personnellement, je pense comme vous qu'il ne sert de rien de parler aux gens autre chose que le langage qu'ils comprennent et jusqu'à présent, seul le Dalaï Lama en menaçant de se retirer a manifestement parlé à Pékin un langage compréhensible par Beijing, soit en résumé: "Ou c'est moi que vous ne pourrez plus incriminer si je me retire ou c'est le bordel intégral", car pas plus que les chinois eux-mêmes, les tibétains ne paraissent connaître les demi-mesures !!

"Je ne trouve pas du tout ridicules les comportements protestataires, à Athènes, de Reporters sans Frontières."

Le problème comme l'ont bien vu les grecs dont ne dépend pas l'avenir du Tibet, c'est que c'est un symbole national grec qui en a fait les frais et pourtant les porteurs du nouveau symbole auto institué des jeux olympiques ont pu s'exprimer à la télévision française pour s'en expliquer tandis qu'un chinois s'étant simplement exprimé sur le net a pris cinq ans d'emprisonnement grâce à son fournisseur d'accès qui mériterait d'être lui-même boycotté pendant un certain temps de façon à lui parler le langage qu'il comprend lui-même et ça, Dany le Rouge toi qui nous donne de grandes leçons de civisme européen sur France2 à nous qui ne sommes pas capables de penser tout seuls par nous-mêmes, commencer par balayer devant notre propre porte tout en ne portant pas préjudice au peuple chinois lui-même ni aux sportifs, me paraît déjà plus pertinent que d'appeler au boycott des jeux.
Donc sur le modèle d'une minute de silence ou de l'extinction de toute lumières électriques de telle heure à telle heure, pendant un temps à déterminer, plus de connexions sur les moteurs de recherche et fournisseurs d'accès qui livrent la vie privée de leurs clients aux tortionnaires d'état et plus de publicité non plus, me semblent des méthodes plus adaptées que de donner au peuple chinois l’image d’une bande de braillards gaulois qui ne savent pas se tenir et leur paraissent davantage insultants qu’autre chose ! Comme l’a si bien dit la chinoise hilare interviewée sur je ne sais plus par quel média : « On s’en fout ! » sous entendu des tigres de papier (le tigre est le symbole de l'Occident)!

Pour en revenir au langage que comprend un Etat souverain fort, je ne pense pas que nous soyons prêts à le lui tenir ! Malgré tout, il ne devrait pas être inutile de se pencher sur les conditions dans lesquelles la Chine a négocié la tenue des jeux olympiques 2008 sur son territoire et qui sont semble-t-il la présence de journalistes ainsi que la garantie de leur sécurité, notamment au Tibet.
Donc, à partir du moment où du contractuel n'est pas respecté, il n'y a plus qu'à faire la même chose mais de façon à ce que le message passe clairement et j'interpelle nos grands sinologues afin qu'ils émettent des idées réalisables et les soumettent à leurs gouvernements respectifs de façon à rappeler à la Chine qu'il y a dans l'un des idéogrammes utilisés pour dire 'convention' ou encore 'contrat', non pas tout à fait des anneaux liés entre eux mais presque, à savoir des flèches liées en une botte qui se devait notamment d’être déposée lorsqu'on 'en appelait à' la Justice !

J'ai pris la peine d'écouter, ce matin, le représentant "politique", numéro 2 de l'ambassade de Chine en France, sur Europe 1. J'ai été effaré par ses déclarations et effaré, aussi, je dois le dire, par la tonalité de l'interview de M. Elkabbach, que je tiens pourtant pour un excellent professionnel, apparemment engagé à pousser son interlocuteur dans ses retranchements. Il y a réussi, mais une fois considéré cette victoire, quid des questions fondamentales.

Je voudrais dire que ce n'est pas parce que la Chine par la voix de son représentant sur notre sol se croit avisée d'assimiler les émeutes de Villiers-le-Bel à ce qui se passe au Tibet qu'il faut nous-même succomber à l'esprit d'amalgame qui a fait que, par exemple, le "Times" a établi un parallèle entre les JO de Pékin et ceux de Berlin.

Je voudrais dire aussi que ce n'est pas parce que «le gouvernement chinois s'oppose fermement, selon les termes du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, à toute forme de contact officiel du dalaï-lama avec n'importe quel pays» qu'il faut à tout prix appeler à une rencontre avec le Dalaï Lama. Si elle doit avoir lieu, cela ne saurait l'être en vertu d'une sorte d'esprit de riposte auquel le Dalaï-Lama, en vertu de ce qu'il représente, ne consentirait peut-être pas.
Si la Chine ne veut ou ne peut pas l'être, encore, soyons ambitieux pour elle et aidons là à se résoudre à ses obligations morales par elle-même.

Il est à noter, d'ailleurs, et la formulation a sans doute son importance, que la Chine s'oppose à toute forme de contact officiel du Dalaï Lama avec n'importe quel pays.
L'injonction lui est faite à lui, ce qui n'est pas moins insupportable.
Ne tombons donc pas dans des pièges que nous placerions nous-mêmes sur notre route. L'enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Ne l'oublions pas.
S'il doit être invité, cette rencontre doit avoir une utilité allant au delà du symbole.

Par contre, c'est très bien que la communication officielle de la Chine mette en exergue des signes de soutien qui lui sont parvenus d'"une centaine de nations", mais saurait-elle, au delà de cette période, se satisfaire d'un blanc-seing de l'état mauricien, par exemple, de l'Iran, du Vénézuela, probablement, la Russie, peut-être, en étant désavouée par les Etats-Unis, l'Inde, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, Union Européenne, etc, sans que cela ne traduise hélas qu'elle abandonne tout à fait une ambition en matière de rang moral à assumer au plan international. Ha, pardon, j'oubliais sans doute le Soudan parmi les soutiens dont peut se prévaloir la Chine.
Libre à la Chine du XXe siècle, donc, d'assumer cette dialectique.

La crise du Tibet est tout ce qu'on veut, la Chine peut considérer que c'est un complot de "Océan de Sagesse" qui est le nom du Dalaï Lama "et de sa clique" contre elle, mais peut-être est-elle là, cette crise, pour placer une des puissances majeures du monde devant ses responsabilités. Quand elle a fait acte de candidature pour les JO de Pékin, elle a prétendu à quelque chose qui n'est pas une occasion de propagande. J'ai un trop grand scrupule à son égard, un trop grand respect pour la nation chinoise, pour lui contester sa sincérité.

J'aimerais savoir enfin si les positions exprimées par M. Qu Xing reflètent, aujourd'hui, l'état d'esprit du président Hu Jintao.
Cela importe car ce n'est pas tant la doctrine du parti communiste chinois qui est importante, que la pensée du président chinois et sa propre souplesse. Un parti, un régime, une organisation politique ou administrative, un système, n'ont pas de conscience personnelle, un homme oui. A condition, bien sûr, qu'elle soit alimentée et nourrie correctement ce à quoi les libertés fondamentales de l'expression et de la conscience doivent, normalement, participer.

C'est très bien pour la Chine, et pour nous, de la savoir si performante pour fabriquer des micro-ondes, des ordinateurs individuels, pour se hisser parmi les grandes puissances en matière d'espace et de technologies de pointe, si prompte à faire pousser des villes comme des champignons et d'y bâtir des immeubles qui tutoient le ciel, mais il ne faut pas oublier de "fabriquer" des hommes, et ne pas leur dénier ce qui les fait hommes.

Enfin, je reste convaincu, minoritairement, de l'utilité des Jeux de Pékin et de la participation à la cérémonie officielle.
Ils diront quelque chose de la Chine d'aujourd'hui et il ne me semble pas incongru d'être sur place, d'accepter l'invitation, de la respecter, pour entendre cette vérité profonde de la Chine qu'elle a à dire au monde.
Elle ne peut pas y échapper désormais.
Et nous en prendrons acte, sobrement et avec la sérénité de ceux qui peuvent s'appuyer sur de solides valeurs.

Voilà ce que je crois utile de dire.

M. Bilger,

J'ai adressé une partie de mes considérations à M. le Président de la République.
"
Monsieur le Président de la République Française,


La polémique ouverte sur les Jeux Olympiques de Pékin nous oblige-t-elle à nous résigner à ce que cet événement planétaire soit éclipsé en tout ou partie, y compris, dans sa représentation la plus symbolique, celle de son ouverture ?
Même si personne ne détient une réponse absolue à cette question, il est nécessaire de résister à une pression médiatique qui imposerait sa propre injonction et son propre magistère pour faire de cet événement la réplique de Mexico 1968.
Ce serait, je le crois intimement, se tromper de siècle.
Alors, faut-il faire le deuil de Pékin 2008, de l'aura qu'ils pourraient avoir et abandonner la Chine à une sorte de discrédit poli et condescendant alors que ces Jeux Olympiques pourraient être, encore, ceux du jaillissement de la civilisation, en l'endroit où son retentissement pourrait être fort utile ?
De tout son coeur, il faut s'y refuser.
On prête à André Malraux, qui a fait bien plus que respecter l'Asie et la Chine, une affirmation selon laquelle « le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas ». Pékin 2008, dans sa propre conjonction, pose, par le rapport de la Chine au Dalaï Lama comme dans celui avec le Saint-Siège, une partie de la question et est en position d'apporter une partie de cette réponse.
Cette dimension est-elle subalterne à celle des droits de l'Homme ?
Je ne le pense pas.

En 2005, j'avais écrit à votre prédécesseur, M. Jacques Chirac, lorsque les Jeux ont été attribués à Pékin, qu'il faudrait être attentif à ce que la Chine pourrait être tentée d'y affirmer. J'aurais du, je le mesure aujourd'hui, ajouter pour finir d'être juste que nous devrions l'être tout autant à ce que nous pourrions être également tentés d'y affirmer.
Alors voilà ce que je pense pouvoir être un scénario grandiose, avec une ouverture des Jeux et un déroulement des jeux susceptible de marquer le début de ce siècle. Imaginons, avec la Chine, ce que représenterait une cérémonie d'ouverture où l'ensemble des nations seraient représentées mais où le Dalaï Lama et le pape seraient présents, tout comme des représentants d'autres cultes.
Au moment où vous êtes invités à pratiquer la politique de la chaise vide, je ne doute pas que cette idée puisse paraître baroque. Et pourtant, je ne suis pas convaincu qu'il y ait un Himalaya compte tenu des dispositions du Dalaï Lama ou encore du Pape Benoît XVI, à franchir pour opérer ce qui constituerait une affirmation d'universalité allant bien au-delà de ce qu'elles ont pu être jusqu'à ce jour. Et s'il n'y avait qu'un Himalaya pour s'interposer, il mériterait d'être gravi.

Je me permets de vous faire part de me pensée car vous avez, autour de vous, des personnes qualifiées pour évaluer les choses et sonder la situation. J'avoue que je ne serais pas mécontent que mon pays et mon Europe puissent être à l'origine d'une telle résolution car en se rendant à Pékin, le 8 août 2008, il ne s'agit pas de cautionner un régime politique, mais de cautionner, à travers un événement auquel il faut conserver son caractère universel, l'espérance de tout un siècle.
Qui pourrait s'y refuser et ne pas y engager une part de lui-même?

Je mesure, Monsieur le Président, qu'il y a des dizaines de bonnes raisons de renoncer à accorder à la Chine un éclat dont il faudrait penser qu'il serait usurpé moralement, mais je pense qu'il doit bien se trouver une raison, et c'est celle que je me suis évertué de vous décrire, d'entretenir la flamme, une raison dans laquelle des milliards d'hommes, de femmes et d'enfants, leur génération, puisque c'est la mesure désormais de l'humanité, n'aspirent qu'à se reconnaître pour leur propre bien."

J'ai également fait part à M. l'ambassadeur de Chine, via le portail internet de sa représentation, de ces quelques considérations.
Ajoutant simplement la fascination que m'inspirait, sans jamais y être allé, la Chine et sa culture tri-millénaire.
Je lui ai dit que cette fascination était née, probablement, un jour que je lisais une poésie de Charles Baudelaire dans laquelle le poète assurait que "Les Chinois voient l'heure dans l'oeil d'un chat".
J'assurais donc Son Excellence de ma confiance car un peuple, une nation, réputée avoir une telle faculté de vision, ne pourrait pas ne pas voir ce qui devrait s'imposer à elle.

J'espère ne pas vous ennuyer, M. Bilger. Je m'efforce de faire comme toutes les hommes et toutes les femmes : me prononcer.
Ne trouvez-vous cette expression très belle ? Elle implique quelque chose qui va beaucoup plus loin que l'exercice de la liberté d'expression.
Je vous remercie de m'avoir lu.

Cher M. Bilger, si vous m'autorisez cette familiarité. J'ajouterais volontiers deux autres expressions, qui n'ont pas d'équivalent peut-être dans d'autres langues, "s'adresser" que j'ai toujours considéré comme le fait de dire qui on est et d'où l'on parle, et "Se signer", même sans connotation explicitement religieuse.

Quand je relève cela, ce qui m'arrive parfois au gré d'une conversation quelconque, j'ai souvent l'impression de parler dans le vide...

Ce XXI e siècle doit être celui des redécouvertes de l'Humain. C'est, à mes yeux, cela qu'il faut appeler de tous ses voeux.

@sbriglia

Je ne crois pas que l'escalade fasse encore partie des disciplines olympiques, mais apparemment, sans en négocier l'inscription auprès d'un CIO qu'il désavoue et voudrait plus démocratique, Daniel Cohn-Bendit a décidé de l'imposer à Pékin.
Bien sûr, l'escalade dont il s'agit, ce n'est pas celle des premiers de cordée, mais de l'escalade politico-médiatique.
Le député européen Daniel Cohn-Bendit (Verts) a estimé en effet aujourd'hui qu'il fallait "foutre le bordel à Pékin" et a appelé tous les pays de l'UE à boycotter la cérémonie d'ouverture.
J'écrivais hier, ici même, que faire de Pékin 2008 une sorte d'équivalent d'un Mexico 1968, tentation que je voyais poindre, serait se tromper d'époque.
Le chantre de Mai 68 vient me donner raison.
"Pour le dire dans le langage de mai 68, il faut 'foutre le bordel à Pékin'!", a lancé l'ancien leader étudiant. "C'est-à-dire que pendant les JO on saute, on court, on nage et en même temps il faut des sportifs citoyens qui disent avec des brassards, avec des foulards orange, symboles de la révolution en Ukraine, leur solidarité avec le Tibet".
Avec, même, a-t-il préconisé, l'occupation de la place Tian'anmen pour acculer, sans doute, les autorités chinoises à montrer leur vrai visage, du moins celui qui doit, en vertu d'une sorte de manichéisme idéologique, leur être prêté.
Totalement irresponsable.

« Les officiels, qui les encadrent, prétendent les gérer comme un troupeau de muets complaisants ou au moins neutres. »

Sur Tibet-info.net
http://www.tibet-info.net/www/JO-2008-la-liberte-de-parole-
des.html#nb1

on peut y lire les diverses réactions, ainsi que les réponses de différents Comités olympiques confrontés à cette question des Droits de l’Homme en Chine avant les Jeux de Pékin en août.

Les athlètes norvégiens, par exemple, ont participé l’an dernier à deux séminaires sur les libertés, les Droits de l’Homme et la situation politique en Chine. Ils sont "encouragés" à montrer leur engagement….


Il faut arrêter les hypocrisies.
S'il n'y avait pas autant d'intérêts français en jeu, d’intérêts d’autres pays en jeu, il n'y aurait même pas de questions à se poser !

Une erreur fut faite par le Comité international olympique qui a désigné Pékin pour accueillir les JO !! La Chine avait déclaré en 2001 que l’attribution des Jeux à Pékin contribuerait au développement des droits de l’homme…
Il ne faut pas oublier, également, que pour ces jeux, plus d’un million de chinois furent expulsés.

Pour mémoire : le Conseil Olympique d'Asie a refusé d'autoriser l'Irak à participer aux jeux asiatiques de Pékin en 1990 en raison de son invasion du Koweit… !!!

Selon Daniel Cohn-Bendit : il faut "foutre le bordel à Pékin"….
Envoyons leur le sieur sbriglia qui a de magnifiques idées qu’il pourrait mettre à profit, sans risquer ainsi la sécurité de nos athlètes… Mais on risquerait de pleurer, car en Chine, l'indépendance des avocats n’est pas respectée !!

Il serait peut-être symbolique d’équiper les sportifs de tenues qui rappellent les couleurs du Tibet, d'un symbole régional ou d’une carte géographique, un écusson, autocollant ou feutre, d’un foulard, d’un brassard, ou de lacets, rubans, cocarde, d'une coiffure, ou comme cela se voit actuellement, se fassent peindre sur le crâne rasé un slogan… des droits de l’homme…

Mais il est évident qu'il ne faut pas rater le coche et à défaut de retirer des jeux à un pays qui se sentirait "humilié", il faut symboliser impérativement la venue des participants, quitte à ce que ce soit à défaut des sportifs, les politiques qui se "mouillent" !! Cela changerait.


Par ailleurs, suite aux manifestations dans les rues de Lhassa, le gouvernement chinois a décidé de fermer l’accès à la région aux médias et censure tout ce qui concerne le Tibet. Cela inclue CNN, YouTube et GoogleNews. Les pages "actualités" du moteur de recherche Google en chinois ne donnent aucune information sur le Tibet. Le site américain Wikileaks a collecté des vidéos qui n’ont pas pu être mises en ligne sur des sites chinois.

Un site internet en chinois, www.anti-cnn.com, baptisé anti-CNN, en référence à la chaîne de télévision américaine d'informations en continu, a été lancé pour dénoncer "les mensonges" des médias occidentaux sur les événements au Tibet.

Le contrôle d’Internet est très strict en Chine. Il existe cinq organes de contrôle de l’information sur le Web chinois. Le pays s’est également doté d’une cyberpolice qui surveille les internautes.

Le 20 mars 2008, l’autorité chinoise de régulation de la radio, des films et de la télévision (SARFT) a fermé 25 forums Internet sur lesquels il était possible de diffuser des vidéos...

Pourquoi tant d'amour pour le Tibet ?
Qu'ont donc fait les Tibétains pour mériter un tel engouement ?
Tout le monde connaît la réponse, c'est le charisme du Dalaî-Lama. Pour autant, celui-ci ne représente pas complètement le Tibet et sa bonne humeur et sa joie de vivre risquent de cacher la réalité tibétaine.
En fait, ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de comprendre le comportement chinois. Pourquoi s'opposent-ils avec autant de rage à une certaine autonomie culturelle du Tibet ? En quoi cela serait-il risqué pour eux ? Est-ce que l'autonomie culturelle entraînerait automatiquement plus de revendications indépendantistes ? N'y aurait-il pas un effet boule de neige vis-à-vis des autres communautés ethniques ?
Je crois qu'aider les Chinois à répondre à ces questions serait peut-être moins médiatique mais plus utile, au fond, à tous ceux qui vivent en Chine.

Précision liminaire,je ne regarderai pas les J.O. Le sport m'ennuie et à me vautrer sur un canapé pour voir les autres courir, je ne fais que du gras. En fait je déteste ces rendez-vous où le fric est roi - ce sont les sponsors qui ont fait le choix de Pékin - Sérandour n'a pas osé dire le contraire hier chez Demorand - et où la triche est à chaque coin d'épreuve. Je suis fascinée de constater que nos grands sportifs sont aussi tous de grands malades, asthmatiques, allergiques, anciens cancéreux et j'en passe, avec tous l'autorisation de se gaver de médocs à visée thérapeutique. Moi avec le quart du dixième de leurs pathologies, je suis un ectoplasme luttant pour me tenir debout...
Cela dit il m'arrive d'admirer l'abnégation que demande la pratique d'un sport de haut niveau mais je pense aussitôt que les ouvriers et ouvrières chinoises qui travaillent dix, onze heures pour des salaires de misère méritent au moins autant mon admiration.
De ces athlètes qui iront à Pékin je n'attends rien, ce n'est pas leur job. Si l'un d'eux dédie sa victoire aux Tibétains, tant mieux mais il n'agira qu'en son nom. J'attends par contre du représentant du peuple français une attitude honorable. Sans illusion. Pas un politique français n'a levé un sourcil quand Pékin a fait place nette en "déplaçant" ses habitants pour construire la cité olympique et le souvenir d'une candidate épatée par la célérité de la justice chinoise me reste toujours en travers de la gorge. Et que dire de cette rupture qui nous fait encore manger dans la main de Bongo et de quelques autres démocrates. Quant à la communauté internationale qui ferme les yeux depuis toujours sur toutes les horreurs du monde, qu'en attendre ?
Un boycott de la cérémonie d'ouverture aurait me semble-t-il du sens, d'autant que la télé chinoise aurait du mal à faire l'impasse sur cette action .
Bien sûr Cohn-Bendit a eu une autre idée lumineuse, que chaque spectateur, dit-il, aille à la rencontre de dissidents qui n'en doutons pas auront des stands à l'entrée des stades, il vaut mieux en rire faute d'en pleurer.
Panem et circenses, depuis Juvenal rien n'a vraiment changé.

La réserve tiède des autorités françaises se trouve à mi-chemin entre la froideur cynique des signataires de contrats et l'absolutisme idéaliste des défenseurs des droits de l'homme. L'excès apparent des protestations médiatiques parvient à peine à contrebalancer la pression occulte et pesante des marchés financiers. Ces protestations ne sont donc pas ridicules, elles sont indispensables pour peser sur une opinion qui ignore tout des enjeux présents sur l'autre plateau de la balance.

Si la protestation nous apparaît excessive, c'est qu'en face le cynisme financier est immense : sans cet excès, ce serait le silence total. Avec cet excès, un équilibre forcé se construit entre pragmatisme économique et morale publique.

Cela dit, et je sais que je suis à contre-courant, depuis l'invasion chinoise, les tibétains ont un système de santé, des écoles, des infrastructures et les nostalgiques du Tibet indépendant oublient un peu vite qu'il s'agissait d'une théocratie médiévale où toute une population n'existait misérablement que pour entretenir et aduler les moines et leur chef. Le Tibet chinois ne me choque donc pas.

Aïe, pas sur la tête !

@daniel ciccia
"On prête à André Malraux, qui a fait bien plus que respecter l'Asie et la Chine, une affirmation selon laquelle « le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas ». "

Il ne s'agit pas d'André Malraux mais du philosophe Martin Heidegger qui s'intéressait pour sa part au Japon et a déclaré au Spiegel en 1966 :" Nur noch ein Gott kann uns retten." cf. : http://www.accordphilo.com/article-13339294.html
Mais il existe en effet une controverse quant à l'attribution à Malraux de cette assertion: «Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas»," qui paraît néanmoins être un faux. cf.http://www.andremalraux.com/malraux/articles/21emesiecle.pdf

Dans un entretien paru en 1959 dans : « Unterwegs zur Sprache » (également publié chez Gallimard sous l'intitulé: « Acheminement vers la parole » - ouvrage qu'on trouve même à Auchan (http://librairie.auchandirect.fr/librairie_livres/acheminement_vers_parole_2070239551.htm - ) et entretien qui aurait eu lieu en 1954 et qui fut inséré dans l'ouvrage ci-dessus référencé sous le titre « Aus einem Gespräch von der Sprache, Zwischen einem Japaner und einem Fragenden » = « D’un entretien de la parole. Entre un Japonais et un qui demande. », ainsi que publié dans sa version personnelle par le japonais en question, le germaniste Tedzuka Tomio, les 26,27 et 28 janvier 1955 dans la Chronique des Arts et Lettres du Tokyo-Shinbun (le 'Journal de Tokyo’), à savoir un texte dont on trouvera également une édition française mais parue sans le consentement des ayant-droit japonais dans le numéro 69 de « Philosophie » aux éditions de Minuit (cf.http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=2432), il est question du « spirituel dans l’art »… japonais, question déjà traitée par Wassily Kandinsky en 1910 (http://www.amazon.fr/gp/product/images/207032432X/ref=dp_image_0?ie=UTF8&n=301061&s=books ) pour tenter de cerner le mouvement vers l’art abstrait.
Heidegger se demande si ce « caractère spirituel de l’Art japonais qui se manifeste au-delà du sensible » ainsi que le lui définit le professeur japonais, ne pourrait donc pas « être appelé ‘métaphysique’ », précisant que « les idées de Platon » notamment, « sont du métaphysique qui s’exprime au travers de la sensation. » et de fil en aiguille arrive la saisie de l’identité entre « le phénomène » et « l’essence », relation d’identité dont l’un des termes reçoit ensuite un contenu particulier avec le monde comme apparence au travers des relations sino-soviétiques… de l’époque.
Dans des textes annexes qui ne sont pas pris en considération par le numéro 69 de « Philosophie », probablement parce que le texte japonais n’en a pas été reproduit lui-même par l’éditeur allemand Karl May sur lequel fondent leur traduction pour Minuit Bernard Stevens et Tadanori Takada, le professeur japonais évoque pour sa part la question des relations entre l’enracinement du christianisme comme fondement spirituel inconscient de la vie quotidienne de Monsieur Tout le monde (nous sommes en 1954) et sa capacité à initier un nouvel essor de la culture européenne. Questionnement auquel le philosophe répond - à son tour - que « Non et que c’est bien là la crise majeure de la culture européenne, Autosatisfaction et sentiment religieux purement conventionnel », sauf chez les Italiens précise-t-il, puis que nous devons « endurer et dépasser l’absence d’un Dieu/support » - Nonobstant il est à nouveau question de la poésie, celle de Hölderlin où la nature, dit le philosophe, prend le sens du « Heim » de « Heimweh » (la nostalgie), et celle du moine Bashô par l’intermédiaire de ce vers de 17 syllabes dont seul le sens est conservé ci-après : « Perchée plus haut encore, que l’alouette des montagnes, (serait-ce) la halte d’un col ? »

@En hommage...

Je n'ignore pas cette controverse au sujet de cette maxime. Mais une chose est sûre, comme c'est le cas parfois de l'oeuvre de certains auteurs, elle vit désormais "sa" propre vie.
C'est ce que je retiens.

@En hommage...

Je n'ai aucune érudition et je m'incline devant la vôtre. Mais, curiosité de l'existence, certains écrits, certaines paroles, certains actes, certaines images viennent s'inscrire en soi alors que tant d'autres ne le font pas.
Tout ça pour dire qu'un auteur français, Sacha Guitry, avait réclamé un droit pour les mensonges de dire la vérité. C'est qu'il doit bien advenir, par ailleurs, que des vérités disent des mensonges.


Ne boycottons pas la Chine !
Imaginez que les jeux soient transférés au Japon !
...on n'aurait pas fini d'entendre les "petits vieux qui...etc..." nous entretenir des cérémonies du thé...
Comme dirait Cactus : "préservez-moi de mes idéogrammes, quant à mes idéaux graves, je m'en charge !"

"Tibet mon amour" dites-vous !

de vous répondre :

"Tintin" !
du moins à la relecture actuelle du sujet consterné par tous ces attributs errant à droite ou à gauche toute, souvent incohérents !

non pas que vous nous la jouez Tintin là
- même si parfois je vous vois bien en "Tintin au pays des crétins", David contre Goliath, Sancho non manchot contre des buveurs de Moulin à vent... pensant nos "je vous plais, tu nous plais et Cauet taiera ":

triste époque !

même pas " Tibet mon humour ! " !

Non non !

sinon je demande, moi, des jeux "propres" et là est un autre débat voire un "notre" débat ! et là j'ai très très très peur !
Sissi !!!!!!!!!!!

Cher Monsieur,
A propos de l'expression politique des sportifs, un petit incident qui n'a fait qu'un maigre "plouf" dans le bassin des récents championnats d'Europe de natation. Un compétiteur serbe ayant arboré sur le podium un T-shirt portant l'inscription «Le Kosovo est serbe» a été exclu par les organisateurs fédéraux.
Cette affirmation politique a été jugée intempestive et son auteur viré sans que quiconque ne s'en indigne ou du moins ne s'en émeuve comme l'expression après tout naturelle d'un jeune homme blessé par ce que la "communauté internationale" venait de décider pour – et plutôt contre ici – son pays.
Que n'a-t-il pas ajouté un mot sur le Tibet ou le Darfour à sa proclamation pourtant muette mais jugée tapageuse, notre scélérat balkanique en eût été absous…

daniel ciccia
"Je n'ignore pas cette controverse au sujet de cette maxime. Mais une chose est sûre, comme c'est le cas parfois de l'oeuvre de certains auteurs, elle vit désormais "sa" propre vie.
C'est ce que je retiens."

Oui, enfin, bon. Une maxime qui peut faire un sujet de dissert n'a tout de même pas la puissance de l'éventuel revirement d'un agnostique avéré et ne donne pas non plus autant à penser, pour reprendre une formulation de l'auteur véritable de ce message d'inquiétude eu égard à l'avenir de l'homme moderne.

Ceci étant, depuis que Joséphine a retrogradé au rang de nouvelle reine de France si j'en crois le Yves Calvi du "C dans l'air" de ce jour, son agressive chemise à rayures violettes qui fait fuir le téléspectateur astigmate et ses micro trottoirs inquiétants, l'icône susceptible d'en tenir lieu nous est heureusement apparue auréolée d'un bibi de John Galiano...

Quant aux vases communiquants que semblent représenter pour vous le mensonge et la vérité, ils me paraissent devoir être examinés en premier lieu sous le rapport de leurs conséquences avant de l'être sous celui d'une essence éventuellement commune au travers d' "erscheinungen" (manifestations) différentes !

J'ai écouté le débat "A vous de juger"... euh, je crois que c'est ça, non ?
Donc, pouvoir d'achat, si quelqu'un avait un peu d'argent à me donner... non ? Tellement de discours, de revendications et tout le monde se débrouillera dans son coin. Paroles, paroles... Avec les montants des parachutes dorés, le peuple tombe vite de haut !

Basta !

J'en viens au sujet proposé par Philippe.

Le Tibet. La Chine, forcément, aussi...

J'apprécie la manière de parler de Madame Ramatoulaye Yade. Charmante, toujours !

J'ai écouté avec attention les propos du ministre auprès de l'Ambassade de Chine en France (je ne sais plus ni son prénom ni son nom, mes excuses.) J'ai trouvé que c'était un scoop, le fait d'entendre que l'information donnée avait été manipulée et donc erronée.

Où se trouve la Vérité?

J'en sais rien.

Ce débat n'a pas amené d'eau au moulin. Au moulin de qui ?

Si j'ai bien saisi les propos :

Les sportifs suivront les politiques français lesquels suivront les autres pays d'Europe lesquels suivront qui ?

Affaire à suivre.

Bonne nuit à tous !

Tiens, mon commentaire est validé.

Je suis contente : je me sentais un peu seule sur ce site ! (sourire)

J'attends les réactions de Philippe sur le direct qui se tient sur les serial killers... sur France 3.

Philippe, vous auriez pu y participer... bah, tant pis, ce sera pour la prochaine fois !

Bonne nuit à toutes et à tous !

Philippe : je fais du hors-sujet... j'en ai conscience.

"Tiens, mon commentaire est validé.
Je suis contente : je me sentais un peu seule sur ce site ! (sourire)" nous K-Trinez-vous avec élégance ! (00.33 !!!!)


oui mais, faut laisser dormir monsieur Bilger au moins une partie de sa nuit réelle, n'est-il pas ?

@Catherine Jacob,

Vous avez parfaitement raison au sujet de l'agressive chemise à rayures violettes (d'Yves Calvi) qui fait fuir le téléspectateur astigmate...

Polochon
« Pourquoi tant d'amour pour le Tibet ?
Qu'ont donc fait les Tibétains pour mériter un tel engouement ? »

Ce que personnellement j’entends derrière l’intitulé du billet de notre hôte qui écrit comme s’il avait lu cette BD japonaise qui met en lumière une désinformation bilatérale qui conduisit à rayer de la carte une population qui se jetait des falaises par villages entiers au seul prononcé du mot « américain », c’est « Hiroshima mon amour », le film d’Alain Resnais de 1959 dont le scénario signé Marguerite Duras m’est apparu comme une glose de ce principe du Thé mis à l’honneur par Rikyû : « Ichigo Ichié » : grosso modo : « Comme si cet instant devait être le seul » (que nous partagerons jamais) - Le titre japonais dit pour sa part « Une histoire d’amour qui dura 24heures (= d’un jour) » .
Le synopsis dont j’emprunte la présentation résumée à Wikipédia en est le suivant :
« Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la bombe atomique. Elle y rencontre un Japonais qui deviendra son amant, mais aussi son confident, à qui elle racontera ses souvenirs d'un amour impossible avec un soldat allemand pendant la Deuxième Guerre mondiale.
À la fois poème d'amour et de mort, évocation de la première bombe atomique lancée sur la ville et appel à la réconciliation des peuples. »


Ktrin a rien pigé à la direction qui sera prise pour les JO
« J'apprécie la manière de parler de Madame Ramatoulaye Yade. Charmante, toujours !
Charmante certes mais dotée d’un bon organe de Jacobson dans la recherche de proies !!

« J'ai écouté avec attention les propos du ministre auprès de l'Ambassade de Chine en France (je ne sais plus ni son prénom ni son nom, mes excuses.) J'ai trouvé que c'était un scoop, le fait d'entendre que l'information donnée avait été manipulée et donc erronée.
Où se trouve la Vérité?
J'en sais rien. »

Interpellée par les post précédents, j’ai moi aussi suivi avec beaucoup plus d’attention encore qu’à l’ordinaire, cette excellente émission animée par une Arlette Chabot plus pugnace que d’habitude et qui m’a paru avoir véritablement « bouffé du lion ».
Je dois dire également que le sens de la repartie étonnant s’agissant d’une langue étrangère, dont le ministre conseiller de l’ambassade de Chine à Paris a fait montre m’a beaucoup impressionnée et de même la maîtrise de soi dont il a également fait preuve sous des tirs croisés qui ne l’ont guère épargné. M’étant déjà fait lyncher moi-même par une assemblée qui, bien que de façon totalement illicite s’est finalement passée de moi en des circonstances où j’avais refusé de cautionner quelque chose, l’avenir m’ayant par ailleurs donné raison, je sais d’expérience combien il est difficile de ne pas craquer et j’ai admiré la performance en connaissance de cause. Malheureusement, on ne saura pas « Ce qui est crucial » vu qu’on lui a coupé la parole, mais on aura bien compris je pense, un certain nombre de choses importantes qui m’ont semblé, à moi qui ne suis cependant pas sinologue et encore moins diplomate, autant de pistes ouvertes vers un possible dialogue, pistes que l’annonce de l’absence d’une prise de sanctions à l’encontre des moines qui se sont manifestés à l’occasion d’une visite de presse organisée semble pouvoir confirmer.
Je ne doute cependant pas un instant que nous n’ayons nous aussi des diplomates de la valeur de celui-ci et qui donc sauront l’entendre, tout en suggérant peut-être à l’occasion, qu’il serait bienvenu de voir la police chinoise « qui ne fait que son travail » faire également preuve de compassion et non pas simplement de retenue dans l’accomplissement de sa tâche policière de maintien de l’ordre sur son territoire.

Ce qui m'attriste, cher Monsieur Bilger, c'est que nous sommes en train de transformer notre belle terre en désert et que nous le faisons en infligeant d'indicibles souffrances, aussi bien à l'homme qu'à l'animal.

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